
À Quimper, l’association Droit d’asile attire de nouveau l’attention sur la situation d’une famille monoparentale inscrite dans un parcours de migration et privé d’hébergement d’urgence.
« Cette maman est complètement perdue », s’indignent les responsables du bureau quimpérois de l’Association droit d’asile en évoquant la mise à la rue d’A. d’origine comorienne et de ses trois enfants de 4, 11 et 13 ans. La famille monoparentale est pourtant arrivée en France en avril 2026, avec un titre de séjour expirant en octobre. « Il a été délivré à Mayotte et n’est pas valable en métropole », explique une des bénévoles quimpéroises mobilisées sur ce nouveau dossier d’hébergement d’urgence.
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Car cette famille était hébergée par le 115 piloté par le Service intégré d’accueil et d’orientation du Finistère (SIAO) en attendant une régularisation de sa situation administrative, après qu’une amie l’a accueillie pendant plusieurs jours.
Le SIAO a fait savoir qu’il cesserait l’accueil au 5 juillet, finalement prolongé au 15 juillet. « La jeune femme ne s’attendait pas à ce coup de pression de la part du 115. Et nous non plus », commente l’association Droit d’asile. L’association quimpéroise dit chercher à se débrouiller financièrement pour des nuitées d’hôtel, tout en appelant aux dons ou bonnes volontés pour gérer cette situation d’urgence.
Sollicités afin d’éclairer l’apparente complexité et iniquité du dossier, les services de la préfecture ont répondu « qu’aucune information ne peut être communiquée sur une situation individuelle en cours d’examen ».
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