
Le préfet maritime de l’Atlantique, Jean-François Quérat, quitte ses fonctions. Lors d’une conférence de presse, ce lundi 13 juillet 2026, il est revenu sur la réalité de la menace russe et, sujet plus léger, sur les festivités des 400 ans de la Marine à Brest.
Par Frédéric JACQ
Après trois ans à la tête de la préfecture maritime de l’Atlantique, à Brest, pouvez-vous confirmer qu’il faut se préparer à « un choc » avec la Russie « d’ici à trois, quatre ans », comme l’a déjà déclaré le chef d’état-major des armées ?
Aujourd’hui, les directives du chef d’état-major des armées sont cohérentes avec l’expression qu’il a partagée. Elles sont de nous préparer à un choc possible contre la Russie, à un horizon court. Et c’est cela qui tire tous les débats à l’Assemblée, pour la loi de programmation militaire : l’augmentation de nos matériels, leur modernisation, la nécessité de travailler en coalition avec nos partenaires. Nous accélérons notre progression, en tenant compte des nouvelles menaces : maîtrise des fonds marins, cyber, drones. Aujourd’hui, c’est au quotidien que nos forces sont au contact, avec parfois des illuminations de conduites de tir et des reconnaissances de part et d’autre.
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Deux pétroliers de la flotte fantôme russe ont été arraisonnés, ces derniers mois, au large du Finistère. Les peines infligées sont-elles efficaces ?
L’expérience du Bocaray, en septembre 2025, nous a permis d’accélérer la préparation de la loi de programmation militaire dans laquelle figure le doublement de la peine retenue (12 mois ferme pour refus d’obtempérer contre son capitaine, NDLR). On observe des conséquences sur les comportements des navires. Le Tagor, on est allé le chercher à 400 nautiques de Brest, alors que le Boracay était passé juste devant. Ces bateaux ont été pris parce qu’ils avaient des défauts de pavillon et ont été punis pour cette faute-là. Aujourd’hui, on est les garants, et on respecte le droit international.
Vous quitterez votre poste peu après les festivités des 400 ans de la Marine à Brest. Est-ce plus qu’un symbole ?
On fait un job absolument passionnant sur différents périmètres : opérations, action de l’État en mer, lien avec le territoire, les élus, les marins, et puis avec des moments comme Brest fête la Marine. Ce lundi, on en est à 12 000 passages, et c’est comme ça depuis samedi, avec un accueil absolument incroyable des marins qui présentent leur métier ! C’est une réelle fierté.
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