
Sur la place Saint-Michel de Saint-Brieuc, une commémoration a eu lieu ce dimanche 19 juillet en souvenir des victimes de crimes racistes et antisémites de l’État français. Serge Hannoun, représentant de la communauté juive des Côtes-d’Armor a notamment évoqué la persécution des juifs.
Un hommage aux victimes de crimes racistes et antisémites de l’État français a été rendu ce dimanche 19 juillet au monument de la Résistance et de la Déportation, place Saint-Michel à Saint-Brieuc. C’est en présence de nombreuses autorités et personnalités que le docteur Serge Hannoun, représentant de la communauté juive des Côtes-d’Armor a souligné dans son allocution, la responsabilité « du gouvernement de Vichy qui a instauré un antisémitisme d’État, promulguant le premier statut des juifs qui a abouti à leur exclusion de la nation, à des discriminations, des persécutions et des confiscations le 4 octobre 1940 ».
Un hommage aux 76 000 juifs déportés
Surviendra la rafle du « Vél’d’Hiv’» les 16 et 17 juillet 1942 au cours de laquelle 12 884 juifs, étrangers mais aussi français, hommes, femmes, enfants, vieillards, malades, seront arrêtés à leur domicile. Les rafles et déportations se poursuivront jusqu’à l’été 1944 avec au total 76 000 juifs déportés, soit un quart de la population juive de France.
Ensuite, Franck Cohen a procédé à la lecture des noms de 78 juifs déportés, se basant sur le livre « Les Déportés des Côtes-d’Armor » de Pierre et Marie-Pierre Klein. « À Saint-Brieuc, une esplanade porte le nom des sœurs jumelles Elisa et Marie Josse (décédées), deux Justes parmi les Nations. Nous devons nous souvenir que cette barbarie a été rendue possible par la passivité et la complicité de certains, mais aussi et surtout par la résilience des autres, ceux que nous appelons les Justes ; leur exemple doit nous inspirer et nous guider dans un combat qui n’est pas terminé », a souligné dans son allocution Catherine Lemaitre, adjointe au maire.
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