
Vendredi 24 juillet 2026, le tribunal administratif de Rennes a rejeté deux recours contre le permis de construire de l’Arkéa Park, à Guipavas (Finistère), ce que salue le maire de la commune. Mais la justice doit encore se prononcer sur un nouvel arrêté autorisant « capture, déplacement, destruction ou perturbation intentionnelle d’animaux protégés ».
Par Delphine VAN HAUWAERT
Dans la bataille judiciaire autour du futur stade de football du Stade brestois, l’Arkéa Park, les porteurs et soutiens du projet remportent une manche. Vendredi 24 juillet 2026, le tribunal administratif de Rennes a rendu sa décision concernant deux recours attaquant le permis de construire, à Guipavas (Finistère), comme informait dans la soirée le Télégramme.
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Selon le jugement que nous nous sommes procuré, la justice déboute les requérants, les associations écologistes Costour – Poumon Vert en Finistère ; le GNSA 29, Groupe national de surveillance des arbres ; Agir pour le vivant et les espèces sauvages France, ainsi qu’une association de riverains, Guipavas habitants impliqués, au motif qu’aucun des moyens invoqués n’est propre à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté en litige
.
Ces opposants dénonçaient de graves manquements dans le permis de construire
, pointant des problématiques au niveau du traitement de l’eau, de la Loi littoral, des nuisances sonores, de la circulation…
« Ce n’est pas terminé »
On est bien entendu satisfait de ce jugement
, réagit, ce samedi 25 juillet, Fabrice Jacob, maire de Guipavas. « Ça nous conforte dans la démarche : on ne peut pas reconstruire Le-Blé là où il est. » Mais l’élu dit aussi vouloir rester humble sur le sujet, car les procédures ne sont pas terminées ».
En effet, il reste à la justice administrative à se prononcer sur la nouvelle mouture de l’arrêté préfectoral, signé le 7 avril 2026, autorisant capture, déplacement, destruction ou perturbation intentionnelle d’animaux protégés
. Un premier arrêté avait été suspendu en octobre 2025, au motif qu’il n’avait pas été suffisamment prouvé, dans la demande de dérogation du porteur de projet, que celui-ci répondait à une raison impérative d’intérêt public majeur. Cette décision avait entraîné l’interruption du chantier. Avec cette deuxième version plus musclée, annulant la précédente, il pourrait théoriquement reprendre.
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Les opposants ne désarment pas
Ce dont sont bien conscients les opposants. Dès qu’on verra un engin, on fera un nouveau référé pour attaquer cette nouvelle dérogation
, promet Pascal Le Roux, porte-parole du GNSA Brest. Car pour lui, si le nouveau dossier de dérogation présenté est plus complet, sur le fond, ça reste la même chose : la destruction d’espèces protégées pour les loisirs des humains, ce qui n’est pas, à mon sens, d’un intérêt public majeur ».
Sur la décision concernant le permis de construire, les associations attendaient, ce samedi, de s’entretenir avec leur avocat pour décider de la suite. « Notre “fonds de commerce”, c’est l’environnemental. Mais on continuera tant que possible sur le permis de construire.
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