LE CONTRÔLE DE L’ÂGE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX Le Parlement a définitivement adopté le 21 juillet 2026 une proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de quinze ans. À partir du 1er septembre pour les nouveaux comptes et au 1er janvier 2027 pour les existants, les plateformes devront vérifier l’âge de tous leurs utilisateurs par des systèmes dits fiables : pièce d’identité, selfie avec détection de vivant, estimation par intelligence artificielle ou tiers de confiance. L’Arcom pourra sanctionner lourdement et même bloquer les services. Officiellement, il s’agit de protéger la jeunesse contre l’addiction, le harcèlement et les contenus toxiques. En réalité, cette mesure s’inscrit dans une logique de contrôle généralisé de l’identité en ligne qui s’étend bien au-delà des mineurs.
LE PRÉTEXTE HONTEUX ET HYPOCRITE Présenter cette obligation comme une simple protection des enfants relève de l’hypocrisie la plus crasse. Les mêmes autorités qui laissent prospérer des algorithmes conçus pour capturer l’attention des plus jeunes, qui n’ont jamais imposé aux plateformes de casser leurs modèles économiques addictifs, découvrent soudain la vertu. La santé mentale des collégiens devient le cheval de Troie d’une identification numérique obligatoire pour tous. Alexis Poulin le résume sans détour sur X : « Il est faux de parler d’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, en réalité, c’est une loi d’obligation d’identification numérique pour tous. La santé mentale des enfants est un faux prétexte. » Plus récemment, le 22 juillet, il ajoute : « Depuis 2018, Macron n’a qu’un but, réguler, encadrer et limiter la parole publique sur les réseaux sociaux, avec en ligne de mire la fin de l’anonymat. La loi de contrôle d’identité pour l’accès aux plateformes n’est pas une loi pour protéger la jeunesse, c’est une mesure pour éviter l’émergence de gilets jaunes à l’avenir. »
DIDIER MAÏSTO SONNE L’ALARME Didier Maïsto, sur son compte @DidierMaisto, a longuement analysé le dispositif dès juin 2026 sous le titre « Numérique : en route vers le néofascisme, dans le silence des agneaux ». Il détaille comment la vérification d’âge crée une infrastructure de contrôle d’identité généralisée. Même le double anonymat vanté par l’Arcom et la CNIL ne change rien : une couche d’identification apparaît. Une fois déployée pour les mineurs, elle s’étendra facilement aux adultes sous prétexte de lutte contre la désinformation ou les ingérences. L’Arcom gagne des pouvoirs de police administrative, avec blocages possibles en quarante-huit heures. Les plateformes, face aux amendes colossales, vont renforcer l’autocensure. Les voix dissidentes seront les premières étouffées. Maïsto insiste : la liberté d’expression repose sur la possibilité de parler sans peur de représailles. Rendre l’identification obligatoire pour participer à la place publique numérique fragilise lanceurs d’alerte, dissidents et citoyens ordinaires. Le glissement progressif est déjà écrit : de la pornographie aux réseaux, puis à d’autres services, jusqu’au moment où le pouvoir décidera de ce qui est dicible.
RÉGIS DE CASTELNAU ET L’INCONSTITUTIONNALITÉ Régis de Castelnau, @R_DeCastelnau, a partagé le 22 juillet une analyse titrée « L’inconstitutionnelle interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans ». Pour lui, le système continue ses tentatives de mise en place de systèmes de censure pour garder la main. Il souligne que le texte a été rédigé du pied gauche par des clowns et rappelle la baffe administrée par le vice-président du Conseil d’État à la secrétaire générale du gouvernement. Derrière la protection affichée se cache une atteinte claire aux libertés publiques et à la liberté d’expression. L’obligation de prouver son âge pour accéder à l’espace public numérique constitue une restriction disproportionnée.
VERS LA FIN DE L’ANONYMAT ET LE CONTRÔLE TOTAL La Quadrature du Net et de nombreux observateurs indépendants insistent : toute vérification d’âge repose in fine sur l’identité civile. Le double anonymat n’est qu’un leurre. Les fuites de données passées, y compris sur des services d’État, montrent les risques. Les contournements par VPN ou faux documents seront massifs, rendant la mesure inefficace tout en instaurant un filet de surveillance. Cette loi n’est pas isolée. Elle s’ajoute au DSA européen, aux pressions sur les plateformes et à la volonté affichée d’étendre les contrôles. Le prétexte des mineurs sert à normaliser ce que l’on n’oserait pas imposer frontalement aux adultes. C’est un attentat clair et évident contre les libertés publiques.
Source: https://www.youtube.com/watch?v=tyBmuo0psTI
URL de cet article : https://lherminerouge.fr/wp-admin/post.php?post=105382&action=edit
Article suivant :
Article précédent:
