
Les syndicats de surveillants pénitentiaires de la maison d’arrêt de l’Hermitage à Brest (Finistère) souhaitent un « stop écrou temporaire », car le quartier des hommes connaît un taux d’occupation de 212 %. « C’est illégal », leur répond la direction interrégionale des services pénitentiaires du Grand Ouest.
Par Emmanuelle FRANçOIS
Ce 31 juillet 2026, 493 personnes sont incarcérées à la maison d’arrêt de Brest (Finistère), pour une capacité théorique de 254 places (et 417 lits). En tout, 106 matelas au sol sont comptabilisés en quartier hommes et 3 en quartier femmes
, précise Pascal Vion, à la tête de la direction interrégionale des services pénitentiaires du Grand Ouest. Le syndicat Ufap Unsa Justice, qui alerte sur une situation d’insécurité importante »,
demande un stop écrou temporaire
.
Hors de question : ça n’existe pas, c’est illégal
, pour Pascal Vion. Et même si l’établissement n’est plus en capacité d’accepter des détenus supplémentaires, on ne va pas laisser dehors une personne condamnée à de lourdes sanctions pénales.
Un quartier de semi-liberté et courtes peines fin 2027
Il préconise d’autres mesures : travaux d’intérêt général, placement sous bracelet électronique… On peut aussi transférer des détenus dans des établissements moins surpeuplés.
Le directeur compte aussi beaucoup sur la construction du quartier de semi-liberté et courtes peines de 100 places à Brest. Son ouverture est prévue au dernier trimestre 2027.
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