« Certains ont reconnu le carrelage, ça a été un choc » : les victimes d’agressions et de viols reçues au Likès à Quimper pour entendre le « pardon » de l’institution (LT.fr-30/07/26)

De gauche à droite : Daniel Legrand, victime, Xavier Moënner, directeur du Likès, Colette Allix, de la tutelle La Salle, Jacques Le Floch, victime, et Loïc Thomas, délégué de tutelle La Salle Bretagne. (Ampaseo)

Après des mois de lutte, des victimes d’abus sexuels au Likès de Quimper ont été reçues par l’institution. Une première rencontre marquée par des excuses.

Par Claire LAGADIC

« Ça a été une première rencontre. Avant, c’était par avocats interposés ». Michèle Le Reun-Gaigné, coprésidente de l’Ampaseo (Association pour la mémoire et la prévention des abus sexuels dans l’Église catholique de l’Ouest), salue une avancée dans le combat mené, depuis quelques mois, par des victimes de violences, agressions sexuelles et viols au Likès de Quimper.

En ce mois de juillet, au sein de l’établissement scolaire, « les représentants des Lasalliens ont tour à tour demandé pardon aux victimes au nom de l’institution. Des civils à la tutelle lasallienne de Paris sont venus vers nous avec le directeur du Likès. Ils ont été très réceptifs ».

La rencontre s’est tenue au sein même de l’établissement. « Il y a eu une visite. Certains ont reconnu le carrelage, ça a été un choc. Six des victimes étaient là. L’établissement n’est pas du tout le même. Ils sont repartis un peu rassurés. » Une avancée pour le collectif, lancé au mois de février, qui compte aujourd’hui 25 membres, victimes ou familles de victimes qui ont mis fin à leurs jours.

Éviter que ces faits ne tombent dans l’oubli

Désormais, ils formulent des revendications très précises afin que ces crimes et délits, désormais prescrits, ne tombent pas dans l’oubli. « Nous avons demandé l’ouverture des archives des Lasalliens et du diocèse de Quimper pour établir les responsabilités hiérarchiques. Nous avons aussi rencontré l’évêque, qui a demandé de mettre les témoignages par écrit pour les consigner dans les archives du diocèse », précise Michèle Le Reun-Gaigné.

Le collectif des victimes du Likès appelle désormais d’autres personnes, elles aussi victimes, à se faire connaître (*), en leur promettant le respect de l’anonymat. Il aspire, enfin, à « l’organisation d’une cérémonie officielle publique au Likès et à la pose d’une plaque commémorative en mémoire des victimes ».

Source: https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper-29000/certains-ont-reconnu-le-carrelage-ca-a-ete-un-choc-les-victimes-dagressions-et-de-viols-recues-au-likes-a-quimper-pour-entendre-le-pardon-de-linstitution-7092701.php

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