
© Joaquín SARMIENTO / AFP
Le tremblement de terre a été le plus fort dans l’ouest du pays. Malgré les dégâts, la population essaie, ensemble, de surmonter cette épreuve.
Par Isadora CAVALCANTI
Sur les vidéos du tremblement de terre qui a dévasté la Colombie le lundi 10 août, on peut voir des maisons détruites, des gens tremblant de peur dans les rues, mais aussi d’autres qui se serrent dans les bras pour essayer, ensemble, de surmonter cette frayeur. Des personnes se trouvaient toujours sous les décombres malgré l’intervention des secours.
À Cali (sud-ouest), l’une des villes les plus touchées, secouristes professionnels et improvisés enlèvent les décombres à mains nues à la recherche de signes de vie, après le séisme le plus puissant de la dernière décennie (d’une magnitude 6,6 selon le service géologique colombien et de 7,4 selon le service géologique des États-Unis) et qui a détruit des dizaines de bâtiments.
Le séisme a été le plus fortement ressenti dans l’ouest de la Colombie. L’épicentre se situait à San José del Palmar, dans la région du Choco, l’une des plus pauvres du pays. Cette ville se trouve à environ 230 kilomètres de la capitale colombienne. Les secousses ont été ressenties de Bogota jusqu’à la frontière avec le Venezuela, ainsi qu’au Panama, comme dans d’autres villes colombiennes, comme Cali ou Quito.
« On a l’impression d’être dans une ville de zombies »
Le volcan de Fuego, situé au Guatemala, est, quant à lui, entré en phase d’éruption début août, poussant les autorités locales à déclencher l’alerte maximale et à évacuer au moins 1 700 personnes. La gouverneure du Chocó a annoncé « des blessés » et « des dégâts graves sur les édifices » à Quibdo, chef-lieu de ce département. Le maire de Cali – troisième ville du pays – a également confirmé des « dommages importants » en cours d’évaluation à l’aide de drones.
Six aéroports locaux ont suspendu leurs opérations. À Pereira, dans la touristique « région du café » déjà frappée par un séisme qui avait fait près de 1 200 morts en 1999, des dizaines de morts sont recensées. « On est sans courant. Honnêtement, on a vraiment l’impression d’être dans une ville de zombies, franchement, c’est très triste », a déclaré à l’AFP Juan David Gaitan, travailleur indépendant.
Le président d’extrême droite, Abelardo de la Espriella, en fonction depuis le 7 août, a déclaré l’état d’urgence et s’est engagé à mener une opération de sauvetage coordonnée. L’aide vient également de l’extérieur du pays. En France, l’association franco-colombienne Bagajes veut « transformer la solidarité en action ». Ils mettent en place une cagnotte afin de recueillir des dons, qui seront reversés à des organisations et associations locales engagées directement auprès des populations sinistrées. Bagajes a pour but d’assurer la promotion des cultures colombiennes et latino-américaines via différents événements.
La France, quant à elle, a exprimé sa profonde solidarité et a mobilisé les services de l’ambassade et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour contacter la communauté française en Colombie : « Le ministre suit avec attention la situation et assure la Colombie du soutien et de l’amitié de la France. »
Source: https://www.humanite.fr/monde/bogota/seisme-en-colombie-la-force-de-la-solidarite-locale
URL de cet article: https://lherminerouge.fr/wp-admin/post.php?post=106346&action=edit
Article suivant : Jacques Baud – Ukraine, Iran, Attentat au drone en Allemagne : qui cherche à provoquer l’escalade ? (MaxMilo-11/08/26)
Article précédent : Au Groenland, une société pétrolière liée à Trump se prépare à forer du pétrole… Sans autorisation (H.fr-10/08/26)
