À cause des canicules et de la sécheresse, son troupeau consomme 12 000 litres d’eau par jour et va manquer d’herbe (OF.fr-24/08/26)

Lucien Déniel a installé un réseau d’eau dans ses champs. | OUEST-FRANCE

Attentif à l’eau, Lucien Déniel a un forage dans son élevage de vaches situé à Plouvien (Finistère). Et il ne cultive pas de maïs. À cause de la canicule et de la sécheresse de cet été 2026, son troupeau a besoin de 12 000 litres d’eau par jour et risque de manquer de nourriture.

Lucien Déniel est agriculteur bio à Plouvien, en Nord-Finistère. Avec ses deux associés, il élève un troupeau de 70 vaches, sans compter les génisses ni les veaux. Cet été 2026, entre la canicule et la sécheresse, il consomme plus de 12 000 litres d’eau par jour. Une situation qu’il n’avait jamais connue.

Pour être autonome en eau, la ferme a un forage. Les terres n’étant pas trop éloignées, Lucien Déniel avait même fait réaliser des travaux pour que l’eau du forage parvienne jusqu’aux parcelles, afin d’éviter de la transporter par tonnes à eau. Jusqu’à présent, il permettait d’abreuver tous les animaux. Mais depuis lundi 17 août, il est à sec. La pluie de ces derniers jours ne suffit pas. Il s’est donc rabattu sur l’eau de la commune, après avoir prévenu la municipalité.

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« L’hiver prochain sera crucial »

Forer à un autre endroit risque d’assécher les autres puits, car ce sont des eaux de surface que l’on puise, puisque le sol est granitique. Les forages, même s’ils sont bien réalisés dans des règles techniques et environnementales, impactent forcément la ressource. L’hiver prochain sera crucial : il faut que les nappes se reconstituent avec les pluies d’automne. D’autres élevages laitiers, à Plouvien et Loc-Brévalaire, sont dans la même situation. Et cela risque de durer, à moins que les pluies de cette fin d’été ne fassent reverdir les pâtures.

En plus de manquer d’eau à boire, la sécheresse risque aussi de provoquer un manque de nourriture. Attentif à l’environnement, Lucien Déniel ne cultive pas de maïs pour nourrir ses bêtes, une culture trop gourmande en eau. Ses vaches mangent habituellement de l’herbe. Mais nous avons déjà entamé la nourriture d’hiver, l’herbe ensilée. Faudra-t-il se séparer d’une partie du troupeau ?

Source: https://www.ouest-france.fr/meteo/secheresse/a-cause-des-canicules-et-de-la-secheresse-son-troupeau-consomme-12-000-litres-deau-par-jour-et-va-manquer-dherbe-0e8e8666-9c87-11f1-9179-4b69df350d97

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Un commentaire

  1. Ce n’est pas la commune seulement qu’il faut prévenir mais la préfecture DDTM. Encore une erreur des prestituées!

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