« La population de homards chute drastiquement » : à Trégastel, un lâcher de homards et de roussettes pour sensibiliser à la fragilité des espèces marines (LT.fr-26/08/26)

Sur la jetée de Trégastel, une cinquantaine de personnes ont assisté au lâcher de jeunes homards et de roussettes. L’occasion pour les soigneurs de l’Union des conservateurs d’aquarium (UCA) de sensibiliser le public à la fragilité de ces espèces.

Par Basile OMNES

Sur la jetée de Trégastel (22), à l’abri des premiers prédateurs, une cinquantaine de curieux étaient venus assister, mercredi 26 août, au lâcher de cinq jeunes homards et de 24 roussettes. Dans l’eau, les soigneurs de l’Union des conservateurs d’aquarium (UCA) racontent les différentes phases de vie du homard et sensibilisent à cette espèce de plus en plus fragile. « Donc là c’est bien qu’on soit nombreux car les goélands vont les laisser tranquilles », remarque Stéphane Pascal, soigneur à l’aquarium marin de Trégastel et animateur de l’atelier.

Côté public, petit comme grand, on a pu apprendre et découvrir l’univers autour du homard. « Je n’avais jamais vu un bébé homard, je ne pensais pas que c’était si petit », s’étonne Audrey, une plagiste qui est venue par hasard à l’événement. « Je ne savais pas que les homards pouvaient perdre leurs pinces durant la mue », complète Lola, la fille d’Audrey.

Sensibilisation autour des espèces menacées

« Il ne faut pas pêcher des homards qui n’ont pas la taille, ça paraît logique, mais également le cas des femelles grainées (qui portent les œufs). Parce que ce n’est pas interdit. Ça paraît du bon sens, mais au final, ça n’est pas tant que ça » sensibilise Julien Samson, soigneur à l’UCA. « Comme ils muent, les homards peuvent vivre jusqu’à 50 ans, voire plus. Mais aujourd’hui, avec les différents dangers comme la pêche, ils ont une espérance de vie autour de six ou sept ans », précise Stéphane Pascal.

La pêche n’est pas le seul problème pour le crustacé. Le réchauffement des eaux dû au réchauffement climatique entraîne deux conséquences. « Alors le homard, on sait qu’a priori, il n’aime pas trop chaud non plus, à partir de 20 degrés il ne se nourrit quasiment plus », s’inquiète Julien Samson. Puis, il évoque un deuxième fléau : « Le poulpe fait un retour très fort, la population de homards chute drastiquement. » « Les pêcheurs estiment que dans les Côtes-d’Armor il y a eu une baisse de 30 % du nombre de homards pêchés », souligne Stéphane Pascal. « Et puis pour la grande roussette, elle, c’est une espèce vulnérable », insiste Julien Samson.

La pollution menace également la faune marine. « 100 % des homards ont des microplastiques dans leur tube digestif », illustre Sylvain Bris, le créateur de l’exposition.

Sylvain Bris et Stéphane Pascal montrent l’exposition dédiée au homard dans l’aquarium marin de Trégastel.
Sylvain Bris et Stéphane Pascal montrent l’exposition dédiée au homard dans l’aquarium marin de Trégastel. (Photo Basile Omnès/Le Télégramme)

Une exposition pour aller plus loin

Pour continuer d’informer le public au sujet de la faune marine et plus précisément du homard Sylvain Bris, un artiste et créateur dans la mode expose une série d’œuvres autour du homard « C’est une histoire qui regroupe plein de choses, et c’est ça qui est dans le sujet qui m’a intéressé. Puisqu’on va parler du homard aussi bien dans la science, aussi bien dans l’art, dans la culture, dans la mode », s’enthousiasme Sylvain Bris. Cette exposition est visible dans l’aquarium marin de Trégastel.

Source: https://www.letelegramme.fr/cotes-d-armor/tregastel-22730/tregastel-un-lacher-de-homards-et-de-roussettes-pour-sensibiliser-a-la-fragilite-des-especes-marines-7105514.php

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