
Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, vient de promulguer la loi visant à interdire les téléphones portables dans les lycées, nous avons posé la question aux parents d’élèves et lycéens du Finistère. Êtes-vous pour ou contre ? Voici les résultats.
Par Hugo DESHORS
Protéger les enfants des dérives des écrans ne peut plus attendre. […] Une école sans téléphone, c’est retrouver la sérénité de l’apprentissage.
Dès la rentrée 2026, c’est le gros changement qui va attendre les lycéens du Finistère, et plus largement de Bretagne et de France. Le président de la République, Emmanuel Macron, vient de promulguer la loi qui vise à interdire les téléphones portables au lycée.
« Autre chose à faire que de fliquer les élèves »
Si de nombreux établissements s’étaient déjà préparés à cette mesure, notamment dans le Finistère, qu’en pensent les parents de lycéens et les étudiants eux-mêmes, directement impactés par la loi ? Nous avons lancé, à l’échelle finistérienne, un appel à témoignages qui a recueilli de nombreux commentaires et remarques.
Pour ou contre, Séverine est catégorique : Je suis contre. Les professeurs ont autre chose à faire que de fliquer des élèves qui sont grands et pour la plupart ne l’utilisent qu’en dehors des cours. Autant je suis pour, dans les collèges, mais dans les lycées, c’est ridicule. L’État ferait mieux de se pencher sérieusement sur les dangers des réseaux sociaux !
« On paie pour les autres »
Propos corroborés par Sylvie Lumeau. Contre, également ! Il serait plus judicieux d’apprendre, au collège, à se servir intelligemment de son portable ! Et d’en déjouer les pièges.
Lucie, lycéenne à Quimper, ne comprend pas cette mesure. On ne sait qu’interdire dans ce pays, au lieu d’apprendre à utiliser nos outils de façon intelligente. Je ne suis pas pour que tous les élèves aient le nez sur le téléphone, cela distrait la classe et ce n’est pas possible. Mais pourquoi en être privé et payer pour l’agissement des autres ? Je n’ai jamais utilisé mon téléphone en classe. Je sais faire la part des choses. Mais voilà, je dois subir cette décision.
« Une neutralisation pendant les heures de cours » ?
En revanche, ce n’est pas le point de vue de Gérard Sciberras. Pour lui, la donne est claire : On vient en classe pour apprendre en suivant un cheminement proposé par les enseignants et un téléphone n’a rien à faire dans ce parcours.
Mais alors, comment réussir ce tour de force ? Il reste à mettre en place une neutralisation pendant les heures de cours : par exemple, inventer un système qui empêche leur fonctionnement dans les salles de classe ?
La proposition est là…
Du côté des « favorables », Laura Begot-Guegan avance ses arguments, construits autour de son vécu. Par expérience, j’ai pu voir que certains professeurs incitent les élèvent à utiliser les réseaux sociaux pour communiquer entre élèves et professeurs. Sans compter l’incitation des professeurs à utiliser le téléphone pour certaines activités scolaires, notamment les oraux. Je pointe aussi du doigt les distractions liées au téléphone, les problèmes de harcèlement…
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Quentin, lycéen à Pont-l’Abbé, est favorable au « zéro téléphone ». Ce ne sera pas l’avis de la majorité de mes camarades mais le portable peut être néfaste pour plein de raisons : trop de réseaux sociaux, déconcentration, jeux dangereux, harcèlement. Je considère qu’on peut très bien s’en passer pendant les heures de cours.
Catherine Chemin, estime, également, que cette interdiction pourrait être bénéfique pour la protection de nos adolescents
. Même combat pour Paul Pennanech. Ancienne surveillante de collège et de lycée, Madeleine se dit défavorable
à l’utilisation des téléphones dans les établissements.
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