
1 500 personnes sont attendues dimanche 30 août 2026, dans les prairies du Quinquis, pour la seizième Fête de l’eau, à Quimper (Finistère). Cette journée pédagogique et festive tournera autour du ruisseau et de la nécessité de préserver l’eau et des solutions pour la protéger.
Par Catherine GENTRIC
La seizième Fête de l’eau, dimanche 30 août 2026, organisée à Quimper (Finistère) par l’association Citoyenneté active pour le retour à l’eau pure et l’assainissement du Quinquis (Carepa) raconte à elle seule l’histoire d’une reconquête. Celle de la pureté de l’eau du petit ruisseau du Quinquis.
Long d’à peine 5 km, traversant le quartier d’Ergué-Armel, il prend source près de la zone industrielle du Grand Guélen, passe par les zones humides de Menez-Prat, se jetant alors dans le Lendu avant de déboucher sur l’Odet.
Un sacré parcours entaché de pollutions récurrentes qui ont fait couler beaucoup d’encre depuis plus de 40 ans. Car la Fête de l’eau dit aussi l’histoire d’un long combat mené par une poignée d’habitants du Quinquis, qui ont vu progressivement les terres agricoles de la vallée éponyme s’urbaniser et s’industrialiser à foison, mettant sous pression maximale le petit ruisseau où se pêchaient truites et anguilles.
Des pollutions récurrentes
L’industrialisation de la zone du Grand-Guélen a commencé en 1977, se remémore Didier Le Page, président de l’association Carepa, à la tête de la ferme du Quinquis, une des deux dernières exploitations laitières de la vallée. La zone industrielle s’est agrandie au fil des années et les problèmes ont commencé. Car pour aménager, il a fallu descendre le tout-à-l’égout jusqu’au Quinquis, faire passer, par endroits, les tuyaux dans le ruisseau et y poser des bouches d’égout. Ils arrivent ensuite à une station de relevage au ras du cours d’eau avant de rejoindre la station d’épuration du Corniguel.
Sauf que, quand le réseau, et notamment les pompes de refoulement, était en panne, les eaux usées, via les regards, finissaient dans le ruisseau. Sans compter les eaux pluviales non maîtrisées qui, lors des gros orages, débordaient dans les prairies
, assure Didier Le Page.
Une nouvelle station de relevage réclamée
À la suite de problèmes sanitaires sur le troupeau de la ferme du Quinquis
et à cause d’une mortalité incompréhensible
de certaines bêtes, Roger Le Page, père de Didier Le Page, et Youenn Henry décident d’une mobilisation publique en 2004. Elle aboutira à la création de l’association Carepa en 2010.
Avec des objectifs aujourd’hui martelés depuis plus de quinze ans : l’association, qui compte près d’une trentaine de membres, souhaite notamment que le réseau d’assainissement soit sorti du lit du ruisseau et que ce dernier, partiellement recouvert par des buses, soit mis intégralement à ciel ouvert.
Autre revendication, qu’une nouvelle station de relevage soit créée en amont, à Menez-Prat, pour collecter le maximum d’eaux usées et qu’un grand bassin de rétention d’eaux pluviales de 18 000 m³ soit créé en amont de la station du Quinquis
, explique Didier Le Page.
Une avancée ?
Un combat entendu par la mairie, l’agglomération et le Silvalodet, qui ont lancé un diagnostic en 2021 dans l’espoir de faire de ce ruisseau une vitrine de la biodiversité
. Côté technique, il pourrait peut-être trouver, pour partie, son épilogue… en 2030. Venue saluer la Fête de l’eau en 2023, Isabelle Assih, maire et présidente de Quimper Bretagne occidentale (QBO), qui a la compétence eau et assainissement, indiquait dans son discours (1) que l’agglomération proposait, de déporter le réseau du Quinquis sur le poste de refoulement de Kerogan »,
avec la pose de 6,5 km de réseau
.
Promesse tenue ? Le 6 mars 2026, Didier Le Page a reçu une lettre de la présidente de QBO sur la mise en œuvre du schéma directeur du Quinquis. Concernant la nouvelle station de relevage à Kerogan, on a enfin un calendrier pour les travaux : ils devraient être achevés en 2030, espère avec force le président de Carepa. C’est un premier écrit officiel.
Fête de l’eau, dimanche 30 août 2026, de 10 h à 20 h, chemin du Quinquis, à Quimper.
(1) Ouest-France du 4 septembre 2023
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Voici un article non nécessaire!! les agris (non bio) ne pensent qu’à eux et l’asso est entre leurs mains..