
Les collectifs de victimes du Kreisker, à Saint-Pol-de-Léon (Finistère), demandent la pose d’une plaque commémorative dans les deux écoles de l’ensemble scolaire où des violences ont été dénoncées. Leur demande est appuyée par le collectif de victimes du collège Saint-Pierre du Relecq-Kerhuon.
Par Zoé BOIRON
On veut une plaque pour que le silence ne soit plus une option
, pose Gildas Marie, porte-parole du collectif de victimes du Kreisker, à Saint-Pol-de-Léon (Finistère). Depuis juin 2026, ce collectif réclame la pose d’une plaque commémorative au sein du lycée du Kreisker et du collège Sainte-Ursule, qui appartiennent au même ensemble scolaire.
Ces victimes ont brisé le silence en mai 2025. Elles ont alors dénoncé des violences physiques, sexuelles et psychologiques, commises des années 1950 à la fin des années 1990. Au collège Saint-Pierre du Relecq-Kerhuon, une violence institutionnalisée
aurait été instaurée des années 1960 aux années 1980, selon Frédéric Benédite, coordinateur du collectif des victimes de Saint-Pierre.
« Une cérémonie publique »
Les deux collectifs unissent aujourd’hui leurs forces pour appuyer la demande des victimes du Kreisker concernant la pose d’une plaque. Les CDI (centre de documentation et d’information) apparaissent notamment comme des lieux particulièrement adaptés. Nous souhaitons que cela donne lieu à une cérémonie publique et médiatisée »
, insiste Gildas Marie.
Une cérémonie similaire a été organisée au lycée Stanislas, à Nantes, le 27 juin 2026. Ce qui est possible à Nantes doit, à notre sens, être également possible en Finistère
, appuient Gildas Marie et Frédéric Benédite. Or, les deux collectifs sont toujours dans l’attente d’un rendez-vous avec l’évêque, Mgr Laurent Doghin. Selon eux, cette rencontre devait se tenir fin août.
Ce mercredi 2 septembre 2026, Christophe Geffard, directeur de l’enseignement catholique en Finistère, a assuré qu’une cellule d’écoute restait disponible pour tout signalement et que le dialogue
était établi avec les différents collectifs ». « Nous le poursuivrons dans la courtoisie et travaillerons sur les mesures de réparation envisagées ».
Par ailleurs, Gildas Marie a indiqué ce mercredi à Ouest-France que le collectif du Kreisker était invité à prendre la parole dans l’émission de Charline Vanhoenacker, C’est beau, mais c’est loin, enregistrée ce jeudi dans un bar de Saint-Pol-de-Léon.
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