
Mardi 1er septembre 2026, le préfet du Morbihan Michaël Galy est venu à la rencontre des maraîchers Le Paboul, à Kerprat, à Plouhinec (Morbihan). Une visite pour constater les dégâts provoqués par des mois de sécheresse sur la production de légumes et comprendre la situation des exploitants.
À la veille d’un Comité de gestion de la ressource en eau (CGRE), piloté par les services de la préfecture, qui arbitre les usages entre citoyens, agriculteurs et industriels, le préfet du Morbihan, Michaël Galy, accompagné de Thierry Chatelain, directeur de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) du Morbihan, a échangé avec la famille Le Paboul sur son exploitation de Kerprat, à Plouhinec (Morbihan).
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Une perte de 30 à 40 %
Le fils, Nicolas Le Paboul, qui a repris l’exploitation familiale en janvier 2026, fait face à une perte de sa production à hauteur de 30 % à 40 % pour sa première saison, en raison de la sécheresse.
Soutenu par le savoir-faire de ses parents, il cultive différentes variétés de légumes : 40 % en bio et 60 % en raisonné. « Les mois d’été ont été terribles, avec des journées de travail de plus de 12 heures sans pouvoir se payer de salaire. En agriculture, le manque d’eau est crucial. Nous avons une réserve d’eau de pluie de 6 000 m3 qui d’habitude nous permet de tenir jusqu’à fin août. Nous avons besoin d’obtenir une autorisation pour agrandir cette réserve et stocker plus d’eau. Cet hiver, où il a beaucoup plu, nous avons vu l’eau couler vers la mer sans pouvoir la retenir. Nous ne voulons pas de forage pour pomper dans la nappe phréatique », explique le maraîcher.
Une assurance trop chère
« Nous pouvons nous adapter en choisissant des variétés plus résistantes à la sécheresse, faire du goutte à goutte, mettre des haies mais, sans eau, rien n’est possible. Par exemple, la récolte de poireaux est mise à mal à cause d’insectes parasites qui sucent les végétaux et les empêchent de se développer. D’habitude, on peut les noyer en arrosant, mais là, c’est impossible », a renchéri Jeanette Le Paboul, la mère du maraîcher.
Le préfet s’est enquis des problèmes de trésorerie et a questionné l’agriculteur s’il était assuré pour la sécheresse. Les deux maraîchers ont répondu qu’ils n’étaient pas assurés « car c’est trop cher. La seule assurance, c’est l’eau ! ».
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