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Une étude auprès de 11 315 travailleurs, menée par la CGT, illustre le désarroi des salariés après cet été caniculaire. 90 % des répondants estiment que travailler pendant les fortes chaleurs a été plus difficile que les années précédentes.
Par Naïm SAKHI
Après l’été caniculaire, la CGT maintient la pression. Ce vendredi, 4 septembre, la confédération a dévoilé une large enquête menée auprès de 11 315 salariés qu’elle a interrogés sur leurs conditions de travail pendant les fortes chaleurs. Il en ressort que 85,6 % des répondants jugent les vagues de chaleurs « pénibles », « très pénibles » ou « insupportables ».
Autres résultats plus inquiétants, ils sont 84,4 % à rapporter une fatigue importante, 67,3 % évoquent des difficultés à se concentrer et 43,0 % déclarent avoir subi des maux de tête durant la canicule. Surtout, 25 % des sondés assurent avoir eu peur pour leur santé durant ces journées de travail.
« Fatigue, déshydratation, malaises, perte de concentration ou encore augmentation du risque d’accidents : travailler sous de fortes chaleurs nécessite des mesures de prévention adaptées. Les employeurs ont la responsabilité de protéger les travailleurs et travailleuses face à ces risques », précise la CGT.
Le ministre promet des mesures pour 2027
L’étude menée du 4 juillet au 31 août 2026, a été élaborée par des statisticiens cégétistes de la Direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques (DARES) et de la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (DREES).
Elle est dévoilée en amont d’un voyage d’étude en Espagne initié par le ministre du Travail, qui sera accompagné de représentants des organisations patronales et syndicales. Jean-Pierre Farandou entend tirer les leçons espagnoles de l’adaptation au travail face aux chaleurs et promet des mesures d’ici l’été 2027.
Il serait temps, car 35,2 % des répondants de l’enquête CGT déclarent qu’« aucune mesure d’organisation du temps de travail n’a été mise en place » cet été pour atténuer l’impact de la chaleur sur leurs conditions de travail. Seuls aménagements observés, une modification des horaires pour 41,1 % d’entre eux, un ralentissement de l’activité (11,3 %) et davantage de télétravail pour 32,5 % des sondés.
La CGT réclame désormais que l’arrêt du travail devienne obligatoire pour les emplois physiques dès 28 degrés. Elle estime que la limite devrait être fixée à 30 degrés pour les salariés sédentaires. La centrale plaide aussi pour la généralisation du « congé intempéries », déjà mis en place dans le secteur de la construction. Un dispositif actionnable en cas d’alerte orange ou rouge et financé par une cotisation modulée selon la taille des entreprises, permettant aux travailleurs concernés de conserver à 100 % leur rémunération.
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