
© Blondet Eliot/ABACA
Du fait du blocage du détroit d’Ormuz, mais aussi de l’abandon, en 2023, des tarifs réglementés, la facture de quelque 6 millions de ménages pourrait être revue à la hausse à la rentrée.
Par Marie TOULGOAT
Déjà que les prix à la pompe, qui se sont envolés depuis l’éclatement du conflit en Iran, rendaient acrobatique la possibilité pour les ménages les plus précaires de faire le plein, ceux-ci pourraient bientôt également avoir du mal à se chauffer.
Ce 1er septembre, le tarif repère de vente du gaz, décidé chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie, va bondir de 5,6 %. Et avec, les factures des quelque 6 millions de foyers français dont le contrat est indexé à cette référence.
Cette dernière passe de 162,89 euros à 172,05 euros du mégawattheure (MWh), toutes taxes comprises. Une telle hausse des prix pourrait se solder par un surcoût d’une centaine d’euros sur l’année.
Si les observateurs de l’énergie pointent d’un même doigt accusateur le détroit d’Ormuz, dont le blocage freine certes le passage du GNL (gaz naturel liquéfié) et contribue à la flambée du prix des denrées énergétiques, il existe toutefois une autre coupable : la suppression du tarif réglementé de vente de gaz.
Alors que jusqu’en 2023 des ménages pouvaient bénéficier de prix encadrés, cette option a été abandonnée par les pouvoirs publics au profit d’une libéralisation effrénée du marché du gaz, exposant les clients à la volatilité des prix à chaque crise.
Cette inflation de rentrée n’est toutefois que la partie émergée de l’iceberg. Depuis avril, les tarifs du gaz ont bondi de 24 %. Sans une résolution du conflit en Iran, et une meilleure régulation des prix de l’énergie, ceux-ci pourraient poursuivre leur ascension.
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