
Quelque 300 personnes ont participé, samedi 26 septembre 2026, à Quimperlé, à la mobilisation nationale pour le climat, le vivant, l’eau et la justice sociale. Pancartes en main, les marcheurs ont parcouru la basse-ville dans une ambiance festive.
Par Inès FLORENTIN
« L’eau rage gronde », « Vivant = bien commun », « Il n’y a pas de planète B »… Dans les rues de la basse-ville de Quimperlé, les pancartes sont nombreuses. Beaucoup ont été confectionnées le matin même, lors d’un atelier organisé à la prairie André-Bouler. Cet après-midi, elles étaient brandies par quelque 300 manifestants, réunis dans le cadre de l’appel à mobilisation nationale du 26 septembre 2026.
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Dans le cortège, les familles sont nombreuses et les enfants aussi. « On est aussi là pour leur avenir », glisse une participante en désignant les plus jeunes.
Il faut dire, que les canicules à répétition de cet été sont encore dans les esprits et les inondations qui ont marqué le début de l’année le sont aussi. « Il ne se passe rien, ça ne peut plus continuer », scande un groupe de marcheurs. Quelques jours avant la mobilisation, la commune de Quimperlé a été reconnue, pour la deuxième fois cette année, en état de catastrophe naturelle pour les inondations et coulées de boue de février. Une première reconnaissance avait déjà été prononcée après les crues de janvier.
Plusieurs cyclistes, notamment venus du Centre-Bretagne, se mêlent à la marche. Au fil des rues, des habitants apparaissent aux fenêtres et saluent les participants. Parti à 15 h de la place Charles-de-Gaulle, le cortège s’est dirigé rue Brémond-d’Ars avant de rejoindre les Papeteries de Mauduit, puis la prairie André-Bouler, où se tenait le village associatif.
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« Nous exigeons un plan d’urgence »
Une quinzaine d’associations, syndicats et collectifs locaux ont appelé à la mobilisation. Avant le départ du cortège, les prises de parole se sont succédé pour lire l’appel national, adressé au président de la République. « Nous ne venons pas vous demander de nous plaindre. Nous venons vous demander des comptes », déclarent-ils au micro.
Les signataires interpellent notamment le chef de l’État sur le bilan meurtrier de cet été : « Qui aurait pu prédire que plus de 7 300 personnes mourraient de la canicule, sans que rien ne s’arrête ? » Ils évoquent notamment les personnes en première ligne face aux fortes chaleurs : « Les habitants des quartiers populaires, les familles précaires vivant dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, mais aussi celles et ceux qui travaillent dehors ou dorment dans la rue ».
Face à ce constat, ils réclament un « plan d’urgence » pour mieux protéger la population lors des fortes chaleurs, notamment dans les écoles, les hôpitaux et les Ehpad, ainsi que davantage de moyens pour les secours. Ils défendent également un « plan d’adaptation », qui prévoit notamment la rénovation des logements et la protection des forêts, des sols et de l’eau. Enfin, avec leur « plan d’atténuation », les signataires réclament une réduction du recours aux énergies fossiles et le développement de transports publics accessibles.
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