
Alors que la Fonderie de Bretagne, à Caudan, est toujours en attente d’une offre de reprise, le maire de Lorient interpelle l’État.
Par Yann-Armel HUET
Un groupe industriel se montre intéressé pour reprendre la fonderie de Bretagne, en redressement judiciaire, à Caudan. Il a toutefois fait savoir qu’il ne s’engagerait pas sans aide extérieure.
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« Nous, on a mis, avec la région Bretagne, un million et demi d’euros d’avance remboursable sur la table, répète Fabrice Loher, maire de Lorient et président de Lorient agglomération. On n’a pas vocation à aller au-delà. De toute façon, il n’est pas demandé forcément plus d’argent public. »
Obus : « Il faut que l’État donne un cap »
Qui d’autre alors ? « Il est demandé que les filiales de Renault puissent toujours être mobilisées pour assurer les investissements tels qu’ils étaient prévus, poursuit Fabrice Loher. M ais on connaît le débat. Renault considère avoir déjà fait sa part et ne veut vraisemblablement pas s’engager sur des volumes de commandes. »
Fabrice Loher en appelle donc à l’État. « Il faut qu’il donne un cap sur des commandes claires d’obus, parce que c’est une des clés du projet de reprise ». À ce sujet, il rappelle avoir sollicité, avec le Président de la région Bretagne, le ministre chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, pour obtenir « des éclaircissements sur la position du ministère des Armées, de la direction générale de l’armement (DGA), et de Thales ».
Le maire de Lorient rappelle « qu’il y a d’énormes investissements qui ont déjà été faits, plus des millions d’euros, sur l’usine de Caudan. C’est beaucoup d’argent, mais on ne peut pas déplorer la désindustrialisation du pays et ne pas vouloir y mettre des moyens. »
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