
Le maire RN de Liévin (Pas-de-Calais), Dany Paiva, a fomenté le 29 septembre une campagne de communication humiliante contre l‘union locale CGT. Alors que l’organisation de défense des travailleurs était venue manifester pour lutter contre l’expulsion de son bureau historique, elle a été accueillie en moquerie et en chanson par la municipalité d’extrême droite qui lui réclame 1 300 euros de loyer mensuel.
Par Scarlett BAIN
Du haut de son balcon, il a nargué et méprisé les cégétistes. Avec un sourire narquois, le maire RN Dany Paiva s’est affiché écartant les bras, tandis que deux banderoles, déroulées sur les murs de l’hôtel de ville, affichaient le message : « CGT, payez votre loyer ou partez. »
Le tout mis en scène sur une chanson générée par IA, crachée par des enceintes, qui reprenait le même message, sous les yeux consternés des manifestants.
Sur le parvis de la mairie, ce mardi 29 septembre, l’union locale (UL) de la CGT était venue demander l’ouverture d’un dialogue concernant la décision du maire de leur faire payer un loyer de 1 300 euros mensuel pour le local historique qu’elle occupe depuis cinquante ans à titre gracieux.
Un barrage de policiers pour accueil
« Tout a commencé le 22 juin dernier quand l’UL de Liévin (Pas-de-Calais) a reçu un recommandé signé de l’élu RN l’informant de cette décision », indique Nadège Poly. Secrétaire de l’union locale CGT de Liévin, elle rappelle que ce bureau relève de deux conventions, celle passée avec les anciens mineurs de la ville qui en ont l’usufruit et celle avec la municipalité.
« Nous sommes une association de 1901, nous ne vivons que des cotisations des camarades, il est impossible pour nous de payer un tel loyer », défend-elle. « Notre accueil par le maire a été à la hauteur de son mépris total pour la CGT. Il reproduit parfaitement ce que les autres mairies d’extrême droite du Pas-de-Calais, à commencer par Hénin-Beaumont ont fait, jusque-là », constate-t-elle.
En vue de ce rassemblement, Nadège Poly, avait adressé une demande de rendez-vous au maire, mais c’est un pantin gesticulant à son perchoir, une mairie fermée à double tour et une barrière de policiers qu’elle a trouvé à son arrivée avec ses camarades. En lieu et place du local historique de la CGT, la mairie prévoirait la reprise par une friperie.
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