
Ce vendredi 2 octobre 2026, lors des manifestations lycéennes dans le Finistère, une augmentation de la violence est constatée à l’encontre des aménagements publics et des forces de l’ordre, notamment à Brest et à Quimper. Du côté des petites villes, le climat est plus apaisé.
Par Sasha ABGRAL avec les rédactions OF du Finistère
La mobilisation nationale des lycéens prend de l’ampleur. Le mouvement initié il y a quelques semaines en Île-de-France s’est propagé à travers la France, jusque dans le Finistère, où une montée de la violence est constatée dans les villes de Brest et de Quimper. En cette journée de vendredi 2 octobre 2026, l’énergie des casseurs qui lancent des pierres sur la police n’a d’égal que la stupéfaction des manifestants lycéens venus revendiquer. Ça va trop loin. Ces gens ne sont même pas scolarisés »,
s’étonne une élève du Likès, à Quimper. Dans la rue, parmi les plus de 500 jeunes qui manifestent, celle-ci trouve que cela prend des proportions stupides depuis hier
.
« Nos parents payent les dégâts publics »
À Brest, le son de cloche est le même. Énora, en classe de terminale générale au lycée Jules-Lesven, se rappelle que comme pour les travaux, ce sont nos parents qui payent les dégâts sur le matériel public ».
Venue manifester pacifiquement pour dénoncer des classes surchargées
et un bâti dégradé, elle était loin de s’attendre aux réactions plus fortes que la veille des forces de l’ordre, face au millier de jeunes réunis devant la cité scolaire.
En moins de deux heures de manifestation, à cause de jets de gaz lacrymogène, la foule s’est retrouvée 200 mètres plus loin où deux grands feux ont été alimentés par des casseurs avec des éléments urbains ainsi que des objets pillés dans des garages d’une résidence, comme une tondeuse, une porte, un tapis et des prises électriques.
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Dans les deux villes, des syndicalistes ainsi que des élus tentent l’accalmie, en vain, mais prodiguent des conseils : Ne courez pas, le gaz lacrymogène se répand plus largement dans les poumons !
Julie Le Goïc, conseillère municipale de Brest insoumise, manque de recevoir une pierre sur la tête Les jeunes qui jettent sont inaccessibles à la raison, regrette-t-elle. Leur colère est trop forte.
Du calme à Pont-l’Abbé et à Morlaix
Du côté des plus petites communes, une dissonance est constatée. Pour le mieux. Le climat de Morlaix, où 450 lycéens de Tristan-Corbière se sont mobilisés, était calme, mais désorganisé ».
Malgré quelques mouvements de foule, les revendications, visant principalement le manque de professeurs, ont principalement été transmises par des pancartes. À Pont-l’Abbé, 150 jeunes ont déambulé dans les rues avec l’accord préalable de leur mairie. Seulement un jeune a été verbalisé pour avoir porté un marteau brise-glace. Les lycéens de Laennec se sont immédiatement désolidarisés et ont affirmé ne vouloir aucune action violente qui décrédibiliserait nos revendications ».
Dans un communiqué, la préfecture du Finistère déclare que 18 interpellations ont été effectuées dans le cadre des opérations conduites par les forces de l’ordre, notamment pour des faits de violences à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité publique et de dégradations sur l’espace public.
Selon nos informations, six personnes ont été interpellées à Brest, quatre autres à Quimper et deux mineures de 15 et 16 ans à Morlaix.
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