
À Lorient (Morbihan) la journée de mobilisation des lycéens et de l’intersyndicale a démarré ce mardi 6 octobre 2026, place de l’Hôtel-de-Ville vers 11 h. Les prises de paroles se sont succédé de midi à 13 h 30. Les lycéens ont ensuite improvisé une manifestation dans le centre-ville avant de bloquer le cours de Chazelles.
Par Thibaut BURBAN, Marion LECUYER & Delphine RATHIER/LANDAY
Depuis 13 h 30 ce mardi 6 octobre 2026, journée de mobilisation, les lycéens ont improvisé une manifestation dans le centre-ville de Lorient après la prise de paroles sur la place de l’hôtel de ville. Faut qu’on bloque tout !
ont lancé certains. Le défilé a emprunté l’hyper-centre-ville avant de rallier le point de départ.
Deux TGV en attente
Un nouveau cortège a ensuite quitté les lieux en direction du cours de Chazelles. Cette artère très passante a été bloquée vers 15 h par les manifestants au niveau de l’Orientis. Un feu de poubelle a été allumé au milieu de la chaussée.
À 15 h 30, le trafic des trains était à l’arrêt avec deux TGV étaient en attente. Peu avant 16 h, la foule, environ 300 personnes dont certaines masquées, s’est déplacée vers la place Alsace-Lorraine où un nouveau brasier a été allumé. Certains jeunes sont montés sur les abris bus. On entend résonner les slogans antifascistes. Pour l’heure, la police encadre la marche à distance.
Le ton et l’ambiance ont un peu changé par rapport à ce midi : une partie des lycéens est partie, il n’y a presque plus de syndicats non plus.
Le cortège a finalement repris vers la place Aristide-Briand avant de se disloquer vers 16 h. Selon nos informations, la police a procédé à cinq interpellations en marge du mouvement.
Au plus fort, 1 000 personnes
Au lycée Dupuy-de-Lôme, dans un bâtiment, on se protège de la pluie avec des seaux ».
À midi, durant près d’une heure et demie, les prises de paroles se sont succédé place de l’Hôtel-de-Ville à Lorient (Morbihan). Ce mardi 6 octobre, la journée de mobilisation lycéenne, soutenue par une large intersyndicale, a réuni au plus fort 1 000 personnes dans la ville aux six ports.
Après les syndicats, les lycéens, les étudiants ont témoigné de leurs conditions de travail, et souvent de leur santé mentale. Des parents aussi ont saisi le micro pour dire leur soutien et leur inquiétude face à la réponse sécuritaire faite au mouvement. Quelle avancée sociale s’est faite sans bordel ni manifestation ? demande une maman. Je souhaite foncièrement que tout soit pacifique, qu’on n’ait pas besoin de hurler, de casser, mais l’histoire nous a prouvé que ce n’est pas possible.
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