La CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU appellent à la grève le 5 novembre « pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie » (OF.fr-5/10/26)

« Ce cadre unitaire dans le public comme le privé est une première depuis le budget Bayrou. La mobilisation du 5 novembre doit participer à la pression populaire qui détermina les arbitrages budgétaires : l’austérité ou le progrès social arraché par la lutte », explique Thomas Vacheron, secrétaire confédéral CGT. Ici, pendant la manifestation du 29 septembre. © Jc Milhet / Hans Lucas via AFP

Après la réussite du 29 septembre dans la fonction publique, la CFDT, la CGT, FO, l’Unsa, et la FSU appellent à une journée de mobilisation interprofessionnelle le 5 novembre. Une rentrée sociale sous haute tension, qui converge avec le mouvement lycéen et étudiant.

Par Naîm SAKHI

Le premier ministre Sébastien Lecornu pensait passer en force pour imposer 54 milliards de coupes budgétaires pour 2027. Mais les mobilisations sociales contrecarrent les plans macronistes. Une intersyndicale (CFDT, CGT, FO, l’Unsa, FSU) appelle à une journée de grève interprofessionnelle le 5 novembre « pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie ». Cette journée de mobilisation fait suite à celle du 29 septembre dans la fonction publique, durant laquelle 300 000 personnes ont défilé en France.

« Ce cadre unitaire dans le public comme le privé est une première depuis le budget Bayrou. La mobilisation du 5 novembre doit participer à la pression populaire qui détermina les arbitrages budgétaires : l’austérité ou le progrès social arraché par la lutte », explique Thomas Vacheron, secrétaire confédéral CGT.

Sans attendre le 5 novembre, la confédération entend multiplier les actions interprofessionnelles mercredi 14 octobre, à l’occasion des négociations sur les retraites complémentaires de l’Agirc-Arrco, que le patronat refuse de revaloriser.

« Le gouvernement est incapable de comprendre l’impact de sa politique sur les jeunes »

En cette rentrée sociale, les centrales sont questionnées par l’irruption des mobilisations lycéenne et étudiante. « La répression démontre que ce gouvernement est incapable de comprendre que les politiques menées depuis 10 ans ont un impact sur notre jeunesse, observe Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU, à commencer par Parcoursup, le nombre d’élèves par classe et le mauvais état du bâti qui a affecté les élèves lors des vagues de canicule ».

Raison pour laquelle une intersyndicale de l’Éducation nationale appelle à se joindre aux cortèges de jeunes, par la grève, ce 6 octobre. « Nous sommes en soutien de la mobilisation lycéenne, dans le respect de leur indépendance. Leurs revendications sont justes et font écho aux nôtres, à savoir que les services publics répondent aux besoins des populations », mesure Caroline Chevé.

De manière très concrète, les personnels d’éducation seront présents, comme depuis le 29 septembre, aux abords des blocus pour tenter de sécuriser les actions lycéennes.

Côté CGT, Thomas Vacheron prévient : « Nous mettrons, ce 6 octobre, notre organisation au service de la réussite des mobilisations de la jeunesse ». La confédération prévoit d’ouvrir ses unions locales et départementales aux organisateurs de la contestation lycéenne. À Paris, les services d’ordre syndicaux seront déployés, lors du départ de la manifestation lycéenne et étudiant, à 14 heures place de la République.

Des tracteurs dans les mobilisations lycéennes ?

Pas en reste, la confédération paysanne rejoint les mobilisations de la jeunesse, ce 6 octobre. « Leurs revendications sont légitimes et la répression dont sont victimes les lycéens nous touche comme parents. Les services publics, notamment de l’éducation, ont été abandonnés dans la ruralité », insiste son porte-parole Thomas Gibert.

En Ardèche, dans l’Indre-et-Loire ou encore le Gard, les appels à rejoindre les cortèges de jeunes avec des tracteurs se multiplient, alors que l’agriculture est frappée d’une crise économique historique. « Le gouvernement cherche à tuer dans l’œuf toute contestation. Mais la jeunesse nous ouvre la voie d’une élévation du rapport de force social », résume le syndicaliste paysan.

Source: https://www.humanite.fr/social-et-economie/caroline-cheve/la-cfdt-la-cgt-fo-lunsa-et-la-fsu-appellent-a-la-greve-le-5-novembre-pour-les-salaires-les-services-publics-lemploi-et-lindustrie

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