Manifestations étudiantes en Inde : l’ONU réclame la libération des 5 000 prisonniers (H.fr-10/10/26)

Cadenassé depuis la veille par plus de 20 000 policiers, selon l’agence Press Trust of India, et privé d’internet mobile, le centre-ville de Delhi est resté samedi inaccessible aux manifestants, ont constaté les journalistes de l’AFP.
© Indranil MUKHERJEE / AFP

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a réclamé samedi la libération immédiate et inconditionnelle des près de 5 000 personnes détenues arbitrairement à New Delhi, arrêtées pour empêcher la manifestation du mouvement des « cafards » qui défie le pouvoir et exige la démission du président de la Commission électorale.

Par la redaction de l’Huma avec l’AFP

Le gouvernement indien a procédé à de très nombreuses arrestations samedi dans les rues de New Delhi pour empêcher la manifestation exigeant la démission du président de la Commission électorale. Parmi les personnes arrêtées figurent les trois principaux chefs du mouvement des « cafards », à l’origine de la révolte.

Depuis plusieurs semaines, l’opposition et les « cafards » mènent la fronde contre une révision des listes électorales censée profiter au Bharatiya Janata Party (BJP), le parti nationaliste hindou du premier ministre nationaliste Narendra Modi, révision qui s’est traduite par la radiation de 130 millions d’inscrits, selon le décompte des médias.

Cadenassé depuis la veille par plus de 20 000 policiers, selon l’agence Press Trust of India, et privé d’internet mobile, le centre-ville de Delhi est resté samedi inaccessible aux manifestants, ont constaté les journalistes de l’AFP. Entamé dès l’an dernier, ce nettoyage visait officielement à en retirer les doublons, défunts et fraudeurs.

Minorités visées

Mais ses détracteurs l’accusent d’écarter en priorité les minorités, notamment les musulmans, et les populations les plus vulnérables au profit du BJP. Parmi les personnes détenues figure Abhijeet Dipke, qui s’est imposé comme le visage de la dissidence en Inde en lançant le Cockroach Janta Party (CJP, parti du peuple des cafards).

Orateur en jeans et T-shirts, l’homme de 31 ans à la barbe noire maîtrise parfaitement le langage des réseaux sociaux, mêlant militantisme, mobilisation de rue et satire. Ce diplômé de l’université de Boston (États-Unis) a fait sien ce terme de « cafard » utilisé par le président de la Cour suprême, qui avait comparé les jeunes chômeurs à ces insectes.

Source: https://www.humanite.fr/monde/inde/manifestations-etudiantes-en-inde-lonu-reclame-la-liberation-des-5-000-prisonniers

URL de cet article: https://lherminerouge.fr/wp-admin/post.php?post=110480&action=edit

Article suivant:

Article précédant :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *