
Une nouvelle manifestation est prévue ce samedi 24 octobre. Les revendications sociales sont diverses. Mais avec des points communs : la défense de l’école et des services publics, du pouvoir d’achat, de la justice fiscale.
Par Baptiste LEGRAND avec AFP
Leur première rencontre avec Emmanuel Macron ne les a pas convaincus. Reçus à l’Élysée ce vendredi 23 octobre, des représentants des lycéens ont appelé à « continuer à se mobiliser » dans les manifestations ce samedi 24 octobre, même si un autre rendez-vous les attend lundi à Matignon, où le Premier ministre devrait présenter de nouvelles réponses. Lycéens, étudiants, syndicats, Gilets jaunes… Les revendications sociales exprimées ces dernières semaines sont diverses. Elles convergent tout de même autour des thématiques de la défense des services publics, du pouvoir d’achat, de la justice fiscale.
Lycées et universités
Depuis mi-septembre, les lycéens mobilisés demandent la refonte de la plateforme d’orientation Parcoursup, le remplacement des professeurs absents, des classes moins nombreuses, la rénovation des bâtiments scolaires, une réforme des rythmes scolaires, l’abrogation de la réforme qui a supprimé les filières du bac.
Côté étudiants, l’intersyndicale (Fage, Union étudiante, Unef) porte dix revendications d’urgence, parmi lesquelles la création de 250 000 places dans l’enseignement supérieur public, une augmentation de 200 € par mois des bourses étudiantes, ou encore la rénovation des résidences des Crous. Des mesures que les syndicats chiffrent à dix milliards d’euros par an.
Les personnels de l’éducation nationale appuient ces demandes et manifesteront le jeudi 5 novembre, rejoints, ce qui est exceptionnel, par les syndicats de l’enseignement privé sous contrat.
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Salaires et pouvoir d’achat
Les Gilets jaunes, dans leurs revendications, demandent des mesures en faveur du pouvoir d’achat : baisse des prix du carburant, de l’énergie, des produits alimentaires.
Dans son appel à manifester le jeudi 5 novembre, l’intersyndicale CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU) demande l’ouverture immédiate de négociation salariales dans toutes les entreprises et branches ; une hausse du Smic et des aides sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, RSA…) ; l’augmentation des pensions de retraite ; une hausse de la valeur du point d’indice des fonctionnaires. L’intersyndicale demande aussi la taxation des gros patrimoines, des investissements dans les services publics.
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Climat
Le mouvement du 26 septembre, qui a organisé des marches pour le climat, veut instaurer « une taxe sur les superprofits du fossile et de l’armement et un impôt climatique sur les plus grands patrimoines ». Comme la CFDT qui porte la création d’un ISF (impôt sur la fortune) climatique.
Sécurisation des cortèges
La dénonciation des « violences policières » a pris de l’ampleur dans les cortèges et dans les slogans des manifestants. Des Gilets jaunes demandent « l’interdiction des grenades de désencerclement et des LBD », une position partagée par la CGT. La Ligue des droits de l’Homme demande d’ « interdire les armes mutilantes ».
Démocratie
Parmi les revendications exprimées par des Gilets jaunes, figure aussi le « référendum d’initiative citoyenne » (RIC) pour plus de démocratie directe.
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