
La résolution en faveur de la levée du blocus de Cuba remporte, ce 28 octobre, le soutien de 130 pays à l’ONU mais on observe une baisse conséquente par rapport à l’année dernière, en raison des pressions de Washington sur des États afin d’influencer leur vote.
Par la rédaction de l’Huma
La levée du blocus remporte toujours une large adhésion dans la Maison de verre de New York. Ce 28 octobre, les autorités cubaines ont présenté un rapport accablant sur les conséquences humaines et économiques des mesures coercitives mises en place de manière unilatérale par les États-Unis depuis 1962 et qui n’ont jamais cessé d’être renforcées.
L’extraterritorialité des lois états-uniennes – illégale sur le plan du droit international – constitue également une attaque aux pays désireux de commercer avec La Havane. Le manque à gagner colossal : entre le 1er mars 2025 et le 28 février 2026, le blocus a causé des dommages matériels estimés à plus de 8 milliards de dollars.
La résolution non contraignante, présentée chaque année par l’île caribéenne depuis 1992, a remporté cette année 130 voix en sa faveur, mais enregistre 17 contre et 25 abstentions. L’an dernier, Cuba avait reçu le soutien de 165 pays, 22 de moins que l’année précédente après une sale campagne états-unienne. Seuls sept pays avaient alors voté contre, et 12 s’étaient abstenus.
Depuis le début de l’année, l’île subit un surcroît de pression inouïe de la part de l’administration Trump. En janvier, les États-Unis ont en effet durci le blocus au moyen d’un embargo pétrolier maritime, qui prive le pays de carburants et provoque des coupures de courant en cascades. Pas un secteur de la vie quotidienne des Cubains et de l’économie n’est épargné. Le 29 septembre encore, un nouveau durcissement a été annoncé, via des restrictions sur des opérations financières liées à Cuba, afin d’étrangler davantage la Grande île.
Des pressions américaines « inédites »
Le vote de la résolution à l’ONU a été émaillé de vives tensions. Ce mardi 27 octobre, le débat a été interrompu par un vif échange entre le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, et l’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, pendant l’allocution de ce dernier à la tribune et durant laquelle le représentant de l’administration états-unienne a enchaîné insultes et grossières insultes.
Cuba a également dénoncé des pressions américaines « inédites » sur certains pays afin qu’ils lui retirent leur soutien. La bascule vers l’extrême droite de plusieurs pas d’Amérique Latine a également pesé sur le vote de ce mardi.
« Le blocus tue. Littéralement. Tous les pans de l’économie et de la société sont impactés par les pénuries d’aliments et de médicaments et les coupures d’électricité. C’est l’ensemble de l’appareil productif du pays qui est touché. C’est la santé et la vie des Cubains qui est en danger », dénonce le PCF, à l’origine d’une campagne de solidarité avec la Grande île.
L’objectif de la Maison-Blanche reste inchangé depuis plus de six décennies : étouffer économiquement le pays et le peuple afin que ce dernier renverse les autorités. Ce que Washington n’est jamais parvenu à faire, malgré les invasions, les attentats et autres coups tordus fomentés depuis six décennies.
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