
Une nouvelle manifestation est prévue, à 14 h, ce samedi 31 octobre 2026, à Brest (Finistère). La préfecture a pris un arrêté, sous forme d’interdiction en deux temps.
Par Mickaël LOUEDEC
Une nouvelle journée de mobilisation, contre la vie chère notamment, est prévue ce samedi 31 octobre 2026, à Brest (Finistère). Contrairement aux deux week-ends précédents, rien n’est toutefois prévu samedi matin. Du moins, pas officiellement. Un blocage de rond-point improvisé ne peut pas être à exclure.
Mais le gros de la mobilisation devrait se concentrer sur l’après-midi. Depuis le milieu de semaine, plusieurs appels fleurissent sur les réseaux sociaux, pour un rassemblement à 14 h sur la place de la Liberté. Certains messages partagés appellent les manifestants à venir déguisés, en ce jour d’Halloween. Objectif affiché : Faire peur à Macron
.
Défilé ou pas ? Dans quel périmètre ?
D’autres messages parlent d’un sit-in (toujours à 14 h, place de la Liberté) ou d’une « Opération Genou à terre
à 14 h 20, suivie d’une minute de silence, pour toutes les violences actuelles, quelles qu’elles soient
.
Quid d’un défilé à l’issue du rassemblement ? C’est le grand flou. Sur les réseaux sociaux, des responsables de La France Insoumise (LFI) ou des Écologistes appellent à participer à la manifestation ou au rassemblement. Du côté des syndicats, on ne se mouille pas franchement. C’est une mobilisation citoyenne et ce n’est pas à nous de mettre un cadre. On soutient les mobilisations mais nous ne serons pas les organisateurs
, indiquait Marie Dagnaud, pour la CGT, à l’issue d’une rencontre avec le préfet, jeudi.
D’autant que toutes les organisations qu’on retrouve habituellement dans les manifestations brestoises ne sont pas d’accord sur la marche à suivre. Certaines y seront, quand d’autres préféreront faire l’impasse et se concentrer sur la mobilisation suivante, prévue le 5 novembre.
Des interdictions
Par ailleurs, la préfecture n’autorisera une manifestation que dans un périmètre restreint. Le préfet a en effet pris un arrêté, sous forme d’une interdiction en deux temps. Tout d’abord de samedi, 8 h, jusqu’à dimanche, 6 h. Puis, dans un second temps, dans un périmètre sensiblement différent, de samedi, 16 h, jusqu’à dimanche, 6 h.
L’interdiction qui couvre toute la journée de samedi concerne un périmètre qui englobe tout un secteur, qui va du bas de la place de la Liberté, jusqu’au pont de Recouvrance. Il comprend aussi, entre autres, la rue du Château, le Cours Dajot, la rue Colbert ou la rue Duquesne. Mais il ne concerne pas la place de la Liberté ou la mairie, à proprement parler. Ni le secteur Jaurès. Les manifestants qui ont prévu de se rassembler sur la place à 14 h, devraient donc pouvoir le faire sans difficultés.
« Prévenir les violences »
La partie « haute
, qui englobe la place de la Liberté, la mairie, la rue Jean-Jaurès ou le quartier de Saint-Martin, sera, elle, interdite de manifestation, à partir de 16 h. On peut donc imaginer une manifestation autorisée de 14 h à 16 h dans le secteur Jaurès. Et après ? Mystère… La semaine dernière, les manifestants se sont déplacés dans le périmètre interdit et l’opposition avec les forces de l’ordre s’est transformée en affrontements. Ces mesures visent à prévenir les violences et les dégradations, tout en garantissant la sécurité des habitants, des commerçants et des forces de sécurité
, explique, de son côté, la sous-préfecture.
En attendant, Bibus s’adapte et revoit son dispositif. La desserte du centre-ville, par exemple, ne sera plus assurée dès 10 h. L’ensemble du réseau, lui, fermera à 19 h.
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