
L’acte III de la mobilisation contre la vie chère avait lieu partout en France ce samedi 31 octobre 2026. Dans les Côtes-d’Armor, des rassemblements ont réuni un millier de personnes à Saint-Brieuc, 550 personnes à Lannion, 120 à Guingamp et 200 à Dinan.
Par Alvin KOUALEF, Pauline BOURDET et Kloé MARIN avec Mathilde LOEUILLE
Pour le troisième samedi consécutif, des rassemblements étaient organisés partout en France, pour l’acte III de la mobilisation contre la vie chère et en soutien au mouvement lycéen. Un mouvement national qui, de nouveau, a trouvé écho dans les Côtes-d’Armor.
À Lannion, la mobilisation s’est concentrée l’après-midi, faute d’occupation du rond-point de Bel-Air dans la matinée malgré une trentaine de manifestants présents vers 11 h. Quai d’Aiguillon, où était installé un village résistant
, avec plusieurs associations, le cortège de près de 550 personnes est parti vers 14 h 30, pour une courte déambulation autour des quais. On manifeste pour de très nombreuses raisons : racisme ordinaire, précarité, manque de moyens dans les écoles et hôpitaux, pas assez de taxes pour les très riches… Il y a un ras-le-bol, on espère être entendus
, clament Clémence et son groupe d’amis trentenaires.
120 personnes à Guingamp
Pendant ce temps à Guingamp, malgré des débuts chaotiques avec deux lieux différents de rassemblement annoncés sur internet, plus de 120 personnes ont finalement réussi à se réunir devant la mairie, peu après 14 h. La mobilisation s’est déroulée pendant un peu plus d’une heure dans le calme, avec des prises de parole des lycéens, de membres du personnel de l’hôpital et du collectif de la lutte contre l’austérité.
Dans une grande ville, on a un plus grand sentiment d’utilité, mais si c’est au prix d’un œil ou d’un bras…— Morgane et Julia, manifestantes à Dinan
Un sit-in à Dinan
Du côté de Dinan, plus de 200 personnes étaient au rendez-vous, un chiffre en légère baisse par rapport aux précédentes mobilisations. Après un sit-it devant la mairie, le cortège s’est élancé dans les rues du centre-ville dès 15 h. Le parcours, non déclaré en préfecture, était encadré par une quinzaine de gendarmes. La convergence des luttes
était dans toutes les bouches. Dans une grande ville, on a un plus grand sentiment d’utilité, mais si c’est au prix d’un œil ou d’un bras…
, affirment aussi Morgane et Julia, habituée des manifestations à Rennes.
À quelques pas, Emma, étudiante en droit, l’assure : Je vais continuer de manifester.
La prochaine journée de mobilisation est prévue pour le jeudi 5 novembre. À Guingamp, on sait déjà qu’un rassemblement aura lieu place du Vally dans la matinée.
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