
La troisième journée de mobilisation contre la vie chère a réuni environ 3 000 personnes à Lorient (Morbihan). Après avoir rejoint le rond-point de Lann-Sévelin à Lanester, le cortège a pu dévier du tracé prévu en défilant dans les rues du centre-ville. Sans le moindre incident.
Ils étaient 1 800 selon la police, 4 000 selon la CGT. Quel que soit le chiffre, un constat s’impose : la troisième journée de mobilisation contre la vie chère a été une réussite à Lorient (Morbihan). D’une part parce qu’elle a rassemblé. D’autre part parce que la manifestation s’est déroulée sans le moindre heurt.
Parti samedi 31 octobre 2026, en début d’après-midi, du pont Saint-Christophe, le cortège a pris la direction du rond-point de Lann-Sévelin à Lanester, avant de faire demi-tour et de revenir à son point de départ. Les manifestants ont prolongé le plaisir en prenant la direction du centre-ville avec la bénédiction des forces de l’ordre, les motards de la police nationale ouvrant la voie.
C’est un beau message que l’on a envoyé, se félicitait, à la fin du mouvement, Manuel Caramante, secrétaire général de l’union départementale de la CGT. On a montré que le peuple peut défiler pacifiquement dans les rues de Lorient, et qu’il n’y a pas lieu d’interdire les manifestations.
« Je n’arrive pas à m’imaginer un avenir »
Ce samedi de vacances, beaucoup sont venus entre amis ou en famille. Nous sommes là pour la convergence des luttes. On manifeste pour l’environnement, pour le pouvoir d’achat, contre le racisme et en soutien aux lycéens. Le monde qui attend nos enfants est sinistre. Ça suffit !
, explique un groupe mêlant adultes et jeunes enfants.
Étudiants, actifs, sans emploi, retraités, chacun a sa raison de se mobiliser. Je suis d’abord là pour mes parents, qui ne s’en sortent plus avec l’augmentation du coût de la vie, notamment celle des carburants. Personnellement, je n’arrive pas à m’imaginer un avenir. Quand on n’a pas fait d’études supérieures, on ne trouve pas de travail
, confie Nathan, 20 ans.
Chants anti-fascistes
Pourquoi je manifeste ? Car je suis anarchiste. Il faut faire la révolution et passer à la VIe République
, estime Anne, une artiste de 75 ans qui brandit une pancarte Trop jeune pour Mai 68 mais pas trop vieille pour 2026 !
Un peu plus haut dans le cortège, Patrick, retraité lui aussi, s’inquiète de la conjoncture économique et sociale
.
Pendant plus de trois heures, au son des chants anti-fascistes, le cortège a défilé dans le calme. Sous le regard parfois amusé et souvent conciliant des riverains. Témoin ce message adressé par une Lanestérienne rue Jean-Jaurès : Oui à la liberté de manifester.
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