
Deux cortèges ont défilé à Quimper (Finistère) ce jeudi 5 novembre 2026 à l’appel de l’intersyndicale. D’un côté, ceux qui ont suivi le parcours officiel, de l’autre, ceux qui ont préféré improviser son itinéraire. Une volonté commune : celle de poursuivre la mobilisation. Les six infos à retenir.
L’intersyndicale quimpéroise (Solidaires, CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, CNT) espérait une mobilisation d’ampleur ce jeudi 5 novembre 2026 à Quimper (Finistère). Qu’en a-t-il été ?
5 000 manifestants
Comme c’est souvent le cas à Quimper, les manifestants ont mis du temps à arriver. Alors que le rendez-vous était fixé à 10 h 30 place de la Résistance, ce n’est que vers 11 h que la place a vraiment commencé à se remplir. Au départ du cortège à 11 h 15, environ 4 000 personnes se sont élancées, rejointes par un millier de retardataires : des retraités, des lycéens, des étudiants, des salariés du privé, des agents de la fonction publique.
Deux cortèges
Dès le départ, le cortège s’est séparé en deux : un officiel mené par des syndicats (CFDT, CGT, Unsa) et un second, officieux, réunissant entre autres, le CNT, FO, Solidaires, quelques drapeaux CGT et de nombreux lycéens. Le premier a suivi le parcours validé par la préfecture, passant par les quais, la place de la Tourbie… Le second, un peu plus étoffé, a improvisé son itinéraire. Il a emprunté les allées de Locmaria jusqu’au rond-point du Frugy avant de redescendre vers le point de départ où la jonction s’est faite avec le premier cortège. Un cordon de forces de l’ordre interdisait tout accès à la préfecture. Aux environs de 14 h, la plupart des manifestants avaient quitté les lieux.
Des syndicats en responsabilité
Des syndicalistes aux chasubles floqués du nom de plusieurs syndicats ont assuré la bonne organisation de la manifestation et veillé à éviter les débordements. On a besoin d’être crédibles et ce n’est pas avec de la violence que nous le serons
, insiste une militante cédétiste.
Aux intersections, lorsque certains manifestants souhaitaient sortir du groupe pour mener des actions ponctuelles
, des syndicalistes intervenaient. Y compris lorsque des automobilistes un peu énervés tentaient le forcing.
L’envie d’un mouvement dans la durée
Au sein des cortèges, l’envie d’un mouvement dans la durée domine. On chante Grève générale
tandis que la constitution d’une caisse de grève est évoquée au micro. Car c’est souvent la difficulté financière qui limite les mobilisations. Moi j’ai dû déposer qu’une demi-journée
, précise Laurent, salarié dans la métallurgie. On a envie que le mouvement dure. Il y en a marre du prix de l’essence, du prix de la nourriture et du manque d’avenir pour nos enfants.
Lorsqu’on demande aux grévistes s’ils peuvent assumer de nouvelles journées de blocage économique, la réponse n’est pas simple. Assumer c’est un grand mot, mais on va essayer
, sourit Greg.
Quelques incidents en centre-ville en fin milieu d’après-midi
Après la dispersion des cortèges, vers 14 h, environ 150 manifestants ont rejoint le rond-point de l’Eau-Blanche, perturbant la circulation. La police est intervenue pour les disperser, avant de faire usage de gaz lacrymogènes. Quelques incidents ont ensuite éclaté dans le centre-ville, devant la mairie, vers 16 h. Une personne tentant de mettre le feu à une poubelle a été interpellée près de la mairie, confirme la police.
Et samedi ?
Une nouvelle mobilisation est annoncée à Quimper samedi 7 novembre, à l’initiative d’un mouvement citoyen. Les syndicats ne sont pas à l’initiative de ce mouvement, mais des militants, notamment de Solidaires ont déjà annoncé leur présence.
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