
À l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, une quarantaine de personnes s’est réunie, ce lundi 20 juin, à Quimperlé, à l’initiative de l’association Cent pour un toit, pour réclamer le droit au travail pour tous.
D’un côté les employeurs en manque cruel de personnel, un phénomène qui touche l’ensemble de la France. De l’autre les réfugiés sans-papiers qui ne demandent qu’à travailler pour subvenir à leurs besoins. « Le problème est simple, la solution l’est aussi ! », observe Pierre Lardic à la tête du Wagon-lit. Sauf que… sans droit de séjour, il est impossible de travailler en France. « J’ai fait une demande à la préfecture pour employer un sans-papiers à temps plein. Je n’ai pour l’instant pas de réponse », ajoute le patron de bar qui s’est joint au rassemblement, à Quimperlé, pour réclamer le droit au travail pour tous, organisé par l’association Cent pour un toit, ce lundi 20 juin.
Des employeurs et sans-papiers au rassemblement
En cette Journée mondiale des réfugiés, une quarantaine de personnes s’est réunie devant le cinéma de la rue Brémond d’Ars, dont d’autres employeurs venus en voisins comme Sylvain Le Quernec, propriétaire de l’hôtel Le Vintage et Mme Evennou de la boulangerie Le palet d’or, ainsi que des sans-papiers, dont un plombier, un carreleur et un plaquiste qui affirment être « prêts à accepter n’importe quel travail ». D’autres employeurs se sont signalés et ont signé le manifeste rédigé par Cent pour un toit qui sera transmis au Préfet avec une demande de rendez-vous. À côté de leurs signatures, celles du maire et des élus municipaux de la majorité, celle du président de Quimperlé communauté Christophe Miossec, des candidats aux législatives, Erwan Balanant et Youen Le Flao, des membres d’associations militantes, des particuliers.
Le manifeste en ligne mercredi
Le manifeste réclame pour « tous ces actifs qu’on laisse dans une précarité exacerbée, une autorisation de travail, au moins saisonnier. « Des chaînes de l’agroalimentaire sont fermées, par manque d’ouvriers, l’hôtellerie, la restauration, la maçonnerie souffrent aussi de la situation, 360 000 postes sont à pourvoir en France, c’est quand même paradoxal ! »
Le manifeste peut être signé dans différents établissements de la ville et sera en ligne dès mercredi (lien sur Facebook Cent pour un toit).