
Des documents déclassifiés aujourd’hui montrent que la CIA tablait sur la mort de Mandela en prison et sur la capacité à partir de là des USA de retourner certains dirigeants de l’ANC en défenseurs des intérêts des USA. Cela se passait dans les années 80 et ce retournement au sein des partis communistes et des organisations proches ne se limite pas à l’ANC. C’est le moment où dans les pays socialistes, en URSS elle-même se profile le gorbachévisme, dans les grands partis non au pouvoir en Europe mais pas seulement, l’eurocommunisme devient le cheval de Troie d’une telle pénétration avec l’aide de certains courants trotskistes. Malheureusement, il y aura peu de dirigeants de la taille de Mandela ou Fidel et beaucoup de narcissiques, superficiels, incultes et jouisseurs personnages qui joueront à détruire tout le passé et les fondamentaux du socialisme selon les projets de la CIA. Une organisation qui sous couvert d’unité conserve à sa direction pareille engeance perd 95% de sa combativité au service des exploités, de la paix, le PCF devrait y réfléchir pour son 39e Congrès ou alors il faudra attendre le 40e et le peuple français en fera les frais. La question de la sortie de l’OTAN est un excellent test parmi d’autres. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetscociete)
La mort de Mandela ou d’autres développements…
Cour de prison à Robben Island. La cellule de Mandela a une fenêtre ouverte. Photo : BKP, Wikimedia. CC BY-SA 3.0
Des documents déclassifiés de la Central Intelligence Agency (CIA) des années 1980 révèlent que l’Agence s’attendait à ce que Nelson Mandela (1918-2013), futur président de l’Afrique du Sud, meure en prison. La CIA espérait que l’administration de Ronald Reagan (1981-89) serait en mesure de retourner le Congrès national africain (ANC), dont Mandela était une figure de proue, et de rapprocher l’organisation des intérêts de l’élite américaine. En réalité, Mandela a survécu trois décennies de plus et a continué à sortir le pays de son système formel d’apartheid. Les documents discutent également de l’inévitabilité de la fin de l’apartheid et cherchent des moyens de travailler avec les politiciens sud-africains noirs pour atteindre les objectifs de politique étrangère des planificateurs américains.
T. J. Coles est directeur de l’Institut de recherche sur la paix de Plymouth et l’auteur de plusieurs livres, dont Voices for Peace (avec Noam Chomsky et d’autres) et Fire and Fury: How the US Isolates North Korea, Encircles China and Risks Nuclear War in Asia (tous deux Clairview Books).
