
Alors que la Cour suprême des États-Unis a révoqué le droit à l’avortement, 100 personnes se sont rassemblées place des Otages, à Morlaix, ce samedi 2 juillet 2022. Elles répondaient à l’appel de l’association La Lanterne, qui demande également l’inscription de l’IVG dans la Constitution.
« Refuser l’IVG n’empêchera pas l’avortement. Il se fera avec des dépenses inconsidérées et des méthodes dangereuses », lit à haute voix une femme, place des Otages, à Morlaix (Finistère).
Ce samedi 2 juillet 2022, une centaine de personnes, des citoyens comme des élus, s’est rassemblée à l’appel de l’association de la Lanterne, qui accompagne notamment des femmes victimes de violences.
Une mobilisation pour défendre le droit à l’avortement, fragile et définitivement pas acquis : le 24 juin 2022, la Cour suprême des États-Unis l’a révoqué, permettant à plusieurs états de l’interdire dans la foulée.
« Cela nous condamne à la mort »
Les victimes ? « Les femmes racisées et pauvres », poursuit dans sa lecture, une autre femme. Alors qu’en Irlande, en Colombie ou encore en Argentine, ce droit a été accordé récemment. En le révoquant, « cela nous condamne à des grossesses non désirées, à l’abandon. Pire, cela nous condamne à la mort. » La Lanterne milite aussi pour une inscription de l’IVG dans la Constitution française.
Après avoir entonné en chœur L’Hymne des femmes, Caroline reste en colère. « On est tous et toutes concernés de près ou de loin par l’avortement. Nos mères, nos sœurs, nos filles, énumère-t-elle. J’ai envie de rappeler les paroles de Simone de Beauvoir, qui ne sont on ne peut plus d’actualité : ’N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question’. »
Auteur : Gaëlle COLIN.