
Un comité social et économique extraordinaire s’est tenu, ce mercredi 5 mars 2025, pour détailler l’offre de reprise du potentiel repreneur de la Fonderie de Bretagne, le groupe Europlasma. Si l’offre garantit le maintien de 240 emplois, les salariés en sont sortis frustrés.
Par Janis Le DALOUR
Les visages des salariés de la Fonderie de Bretagne étaient fermés, ce mercredi 5 mars 2025, à la sortie de l’usine. Ils étaient « presque tous là » pour assister à l’assemblée générale organisée à la suite du comité social et économique extraordinaire. L’objectif de celui-ci était de présenter les détails de l’offre de reprise par le groupe landais Europlasma, spécialisé dans des secteurs industriels stratégiques tels que la défense et l’environnement. Il prévoit la reprise « du fonds de commerce exploité par la Fonderie de Bretagne ainsi que les actifs y afférents ».
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« Tout n’est pas terminé »
« C’est très chaud, ils ne veulent pas reprendre tout le monde. » Ce mercredi, les salariés exprimaient leur inquiétude, notamment sur le volet emploi. 240 emplois en CDI seraient préservés, sur 285. Europlasma prévoit également un projet de retournement, « fondé sur la diversification des activités de la société dans le secteur de la défense », précise-t-il dans un communiqué.
Un point que n’acceptent pas les délégués syndicaux. « On ne veut pas repartir comme avec Renault, avec un seul client et un seul produit, et se retrouver, le jour où il s’en va, la tête dans l’eau », explique Maël Le Goff, secrétaire général de la CGT. « Tout n’est pas terminé, il reste entre deux et trois semaines pour négocier », ajoute-t-il. La CFE-CGC considère que « ces offres témoignent de l’intérêt que suscite l’entreprise et de la confiance des investisseurs en son savoir-faire, son positionnement sur le marché et son potentiel de redressement ». De son côté, Europlasma défend « un projet audacieux pour pérenniser l’activité sur le long terme, qui allie relance industrielle et souveraineté ».
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Une troisième offre
Ce mercredi, Maël Le Goff a indiqué qu’une troisième offre, une lettre d’intention, a été déposée. Elle sera étudiée d’ici à ce vendredi, jour où le compte rendu des différentes offres sera réalisé avec les administrateurs de justice. Mercredi 12 mars, le tribunal de commerce de Rennes statuera sur les prochaines étapes. Enfin, jeudi 13 mars, un nouveau CSE extraordinaire se tiendra à la Fonderie de Bretagne. Le P.-D.G d’Europlasma, Jérôme Garnache-Creuillot, y est attendu, mercredi ou jeudi.
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