
2 032 enfants ont fait leur rentrée dans les huit écoles privées catholiques de Quimper (Finistère) ce mardi 1er septembre. Soit 25 écoliers de plus que l’an passé. Une progression pour la Ville alors que, dans le département, les effectifs d’écoliers sont globalement à la baisse dans les écoles privées.
Par Catherine GENTRIC
« Quel plat je préfère ? Le hachis parmentier ! » Interrogée par un écolier, la maire Isabelle Assih ne s’est pas dérobée face aux questions des élèves ce mardi 1er septembre, visitant les dix classes et les 241 élèves de l’école Saint-Corentin, choisie cette année pour représenter l’enseignement catholique lors de cette visite de rentrée. « Nous avons un tissu éducatif dense, rappelle la première édile. C’est une ville dans laquelle tous les enfants vivent et évoluent. À nous d’être attentifs aux besoins exprimés par les enseignants. »
Au total, 2 032 enfants ont fait leur rentrée dans les huit écoles privées catholiques de Quimper (1). Des effectifs jugés « stables » par Jean-Yves Penven, référent de territoire de la DDEC (direction de l’enseignement catholique du Finistère). Voire avec « une légère augmentation de 25 élèves » par rapport à 2025 (2 007 écoliers).
30 000 élèves dans le Finistère
Une quasi-surprise alors que les effectifs globaux dans le Département sont plutôt à la baisse. « Nous avons environ 30 000 élèves dans nos écoles dans le Finistère, explique Christophe Geffard, directeur de l’enseignement catholique du Finistère. Un chiffre en baisse lié à la baisse de la natalité. Nous sommes touchés comme l’ensemble des deux réseaux publics et privés. Comme c’est anticipé, on le vit le plus sereinement possible. Mais à Quimper, c’est surprenant que les effectifs se maintiennent. On s’en réjouit. »
Côté travaux, exceptée l’école Saint-Corentin qui refait sa toiture, « pas de travaux d’ampleur prévus cette année », assure Christophe Geffard. Pourtant, alors que les élèves vont continuer à plancher sur le développement durable et s’ouvrir sur la notion de bouleversement climatique, quid des travaux pour adapter les établissements aux fortes chaleurs amenées à se répéter dans le futur ?
« Comme toutes les collectivités, on réfléchit à la végétalisation de nos cours de récréation, reconnaît Christophe Geffard. En juin et juillet, on a vu les difficultés qu’on pouvait rencontrer avec ces mètres carrés de bitume » qui « ne drainent pas » et créent des îlots de chaleur. Des travaux qui dépendront « des finances de chaque établissement » autour d’un projet qui leur sera spécifique.
« Derrière, il peut y avoir aussi des projets pédagogiques ou éducatifs sur la classe dehors », poursuit-il. Pour élargir la réflexion car les travaux (isoler, changer les fenêtres des bâtiments aussi) coûtent cher : « Nos écoles n’ont pas de droit d’avoir des subventions publiques, contrairement aux collèges ou aux lycées, rappelle Christophe Geffard. Et de préciser que l’entretien du patrimoine est assuré notamment « par la contribution des familles autour de 35 € par mois sur 10 mois. Le souci, c’est vraiment les sous. Comment peut-on financer tous ces travaux ? Par des dons de généreux mécènes ? »
(1) Les écoles Saint-Corentin, Sainte-Thérèse, Saint-Julien, Sainte-Bernadette, Notre-Dame, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Raphaël-Saint-Charles et Saint-Joseph.
(2) 58 000 élèves, de la maternelle au post-bac font leur rentrée en septembre 2026 dans les 268 établissements de l’enseignement catholique finistérien. Soit 43 % des élèves du département. Ils seront accompagnés par 4 000 enseignants.
URL de cet article: https://lherminerouge.fr/wp-admin/post.php?post=108148&action=edit
Article suivant :
Article précédant :
