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Le syndicat a adressé une lettre ouverte au premier ministre pour l’exhorter à prendre des mesures de court et long terme afin de soutenir le service public hospitalier en saturation avec la canicule.
Par Cécile ROUSSEAU
« On se souvient tous de l’été 2003 : 15 000 morts dus à la canicule, une catastrophe sanitaire inédite qui avait amené le gouvernement à dire « plus jamais ça », écrit Barbara Filhol, secrétaire générale de la fédération CGT de la santé et de l’action sociale dans une lettre ouverte envoyée au premier ministre Sébastien Lecornu, jeudi 25 juin. Mais rien ne s’est réellement mis en place. Ou plutôt si : des décisions ont été prises qui ont aggravé la situation. Depuis 2003, 80 000 lits ont été fermés, dont environ 45 000 sous la présidence de Macron. »
Face à la saturation en cours des hôpitaux avec la canicule et aux températures qui montent en flèche dans des bâtiments en majorité vétustes et non climatisés, la CGT Santé exige des « réponses concrètes ». « Les témoignages qui nous remontent de plusieurs établissements montrent que les difficultés sont loin d’être isolées », dénonce Barbara Filhol, citant de nombreux exemples de situations difficiles recueillies par le syndicat dans toute la France.
Le minimum pour se proteger
« 35 degrés à 11 heures du matin dans un service de soins. Demande de brumisateurs refusée car en quantité insuffisante », indique un témoignage retranscrit dans cette lettre.
« Dans les véhicules du SAMU et certaines ambulances de CHU, la température dépasse les 50°C », relate un agent.
« Très importantes difficultés d’hospitalisation des patients en psychiatrie qui restent sur des brancards collés les uns aux autres en secteur traumatologie. Certains patients psy hurlent toute la journée », déplore un autre soignant.
À court terme, la CGT exige notamment des aides pour « l’acquisition de matériel de protection, climatiseurs, ventilateurs, tenues adaptées, brumisateurs, stores, volet, installation de fontaine à eau réfrigérantes et filtrées dans tous les services ». À moyen terme, elle demande également « un bilan thermique de tous les établissements sanitaires sociaux et médico-sociaux et des capacités énergétiques pour le fonctionnement des climatisations » mais aussi des ouvertures de lit.
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