
Jean-Louis Milès, conseiller municipal d’opposition à Larmor-Plage (Morbihan), a adressé un courrier à la sous-préfète de Lorient. Il émet ses réserves concernant le projet du centre de thalassothérapie, notamment au regard de la menace qui pèse sur la ressource en eau.
Par Delphine RATHIER-LANDAY
Dans un courrier très étayé, adressé à Florence Bessy, sous-préfète de Lorient (Morbihan), Jean-Louis Milès, conseiller municipal d’opposition à Larmor-Plage, présente ses réserves concernant le projet de centre de thalassothérapie à Kerguelen. Il réagit notamment à l’annonce de l’installation d’une unité de dessalinisation. Qu’un tel équipement touristique doive recourir à une unité de dessalement pour fonctionner, démontre que la ressource en eau potable disponible sur le territoire n’est pas suffisante pour supporter un tel projet
, pointe l’élu.
Le préfet du Morbihan vient d’ailleurs de prendre de nouvelles dispositions ce jeudi 6 août 2026 face à l’état de sécheresse que le département affronte. Les épisodes successifs de canicule ont accéléré de manière significative cette situation, avec une baisse importante du débit mesuré dans les cours d’eau et des niveaux de consommation en eau potable particulièrement élevés
, explique-t-il dans un communiqué.
Impact environnemental, qualité et ressource en eau
Jean-Louis Milès pointe la consommation énergétique de ces équipements. Cette dérive énergétique est en contradiction avec les objectifs fixés par l’État et les collectivités.
L’élu alerte sur les rejets d’une saumure hypersalée en mer qui va perturber les écosystèmes côtiers ».
Pour le conseiller municipal, cette installation doit faire l’objet d’une autorisation environnementale spécifique. Aucune garantie n’a été apportée sur ces points.
Jean-Louis Milès évoque un risque économique majeur pour un projet déjà fragile en termes de rentabilité. Il rappelle enfin que l’installation d’un dessalinisateur est contraire à la loi Littoral, aux principes de sobriété et de résilience
et craint que ce futur équipement menace l’eau de la commune de pollution.
Jean-Louis Milès demande à la sous-préfète d’exiger une étude d’impact complémentaire sur la gestion de la ressource en eau et la viabilité du dessalement dans le contexte de sécheresse actuel et futur et la compatibilité du projet avec la qualité de l’eau.
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