
© Pauletto Francois/Avenir Pictures/ABACA
Le président du média d’extrême droite « Frontières » a porté plainte, affirmant avoir été « poussé par quatre individus agressifs et insulté par la foule », dans la soirée du mercredi 5 au jeudi 6 août, sur l’île de Groix (Bretagne). Loin de la violence dénoncée par Erik Tegnér, les premières informations transmises par la justice font surtout état de son comportement « inadapté » et d’une « ambiance animée mais calme ».
Par la rédaction de l’Huma
l n’en fallait pas plus au directeur du magazine d’extrême droite Frontières pour s’ériger en victime de « pression », « poussé par quatre individus agressifs et insulté par la foule ». Présent sur l’île de Groix (Bretagne), dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 août, Erik Tegnér appelle, aux alentours de 2 h 38 la gendarmerie « afin d’intervenir pour une rixe en cours à Port Tudy ».
Une fois sur place, les autorités ont constaté « que le port était rempli d’une foule estimée entre 100 et 150 personnes disséminées en petits groupes dans une ambiance animée mais calme », annonce le parquet. Les vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent, elles, le propagandiste d’extrême droite hué et qualifié de « facho ». Un extrait montre comment son maillot de bain a été retiré par une personne.
Le récit d’Erik Tegnér fragilisé par les éléments de l’enquête
Erik Tegnér a depuis porté plainte, lançant une procédure de flagrance « des chefs de violences sans incapacité de travail en réunion », confiée à la brigade de recherches de Lorient, a appris ICI Briezh Izel. Il n’y a, pour l’heure, pas d’auteur identifié ou désigné et pas d’interpellation.
Les informations transmises, vendredi 7 août, par le parquet démontrent surtout sur le comportement incohérent d’Erik Tegnér – déjà condamné pour « la mise en danger d’autrui par la publication de données personnelles », à savoir des avocats en droit des étrangers.
La procureure de la République de Lorient indique ainsi qu’après avoir regagné son bateau en paddle, en compagnie de la gendarmerie, le journaliste d’extrême droite s’est montré « inadapté dans ses échanges avec les opérateurs Police et Gendarmerie ainsi qu’avec les militaires de la gendarmerie intervenants ».
Ne présentant aucune blessure, Erik Tegnér n’a, dans un premier temps, « pas souhaité déposer plainte ». Ce dernier a néanmoins recontacté la gendarmerie le lendemain, vers 11 h 30, pour transmettre les vidéos prises le soir des faits. À 15 heures, le directeur de Frontières dépose une plainte. Sûrement le temps de décider comment instrumentaliser l’affaire.
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