L’association « Vivre à Brest » a été dissoute en mai 2026, plus de 30 000 € reversés au PS (LT.fr-7/08/26)

La trésorerie restante, d‘un montant de 31 355 €, a été intégralement reversée à l’association Gestion des équipements du Parti socialiste (GEPS), dont le siège est à Brest, au local de rue de Portzmoguer. (Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)

L‘association « Vivre à Brest », au cœur de l’affaire politico-financière qui a secoué le PS brestois et son maire François Cuillandre dans les années 2018-2023, a été discrètement dissoute en mai dernier.

Par Jean-Luc PADELLEC

L‘information vient seulement de filtrer. Le 7 mai dernier, il y a trois mois, l’association « Vivre à Brest » qui gérait les indemnités des élus socialistes de la ville a tiré le rideau dans la plus grande discrétion, à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire organisée à distance, derrière des écrans de visioconférence.

Les 16 adhérents étaient convoqués pour valider la liquidation de l’association. Parmi eux, deux membres avaient transmis une procuration… Dont l’ancien maire de Brest, François Cuillandre. Celui qui, au déclenchement de l’affaire en 2018, affirmait n’être « ni membre ni adhérent » de la structure, avait semble-t-il repris sa carte après les tourments judiciaires de ces dernières années.

Le maire condamné pour recel d’abus de confiance

Pour rappel, le 1er mars 2018, Le Télégramme révélait l‘existence d’un système opaque de collecte et de redistribution d’indemnités d’élus socialistes au sein de cette structure. Le lendemain, le maire, et ses deux adjoints dirigeants de l’association, Alain Masson et Jean-Luc Polard, défendaient un système « parfaitement légal et vertueux », mais aussi « solidaire et mutualiste ». L’enquête pénale ouverte dans la foulée avait mis au jour le versement de près de 500 000 € d’indemnités occultes entre 2007 et 2018, au profit d’Alain Masson.

L‘affaire s’était traduite par les mises en examen de l’ancien premier adjoint Alain Masson pour abus de confiance et de l’ex-trésorier Jean-Luc Polard pour complicité d’abus de confiance, tous deux décédés en 2020 avant de pouvoir être jugés. François Cuillandre, le maire de Brest, poursuivi pour recel d’abus de confiance pour une somme d’environ 4 000 € perçue à titre personnel, a finalement été condamné en novembre 2023 à 10 000 € d’amende dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

31 355 € reversés au parti

« L’association n’avait plus de raison d’être, raison pour laquelle on s’est décidé à la dissoudre après les dernières élections municipales », commente sobrement Yann Guével, secrétaire des sections socialistes brestoises, en confirmant l’information. Lors de cette même assemblée générale, deux anciennes élues de la majorité, Patricia Salaün-Kerhornou et Sylvie Jestin, ont été désignées liquidatrices de l’association.

Elles ont notamment pour mission de superviser la dévolution des biens : les avoirs restants, d‘un montant de 31 355 €, ont été intégralement reversés à l’association Gestion des équipements du Parti socialiste (GEPS), qui gère les biens de la fédération socialiste du Finistère, dont les moyens se sont considérablement amoindris depuis les défaites électorales de mars dernier. Un ultime mouvement de fonds qui vient clore définitivement le chapitre « Vivre à Brest ».

Source: https://www.letelegramme.fr/finistere/brest-29200/lassociation-vivre-a-brest-a-ete-dissoute-en-mai-2026-plus-de-30-000-eur-reverses-au-ps-7096127.php

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