
Mardi 4 août 2026, les résultats de la teneur en nitrates du Yar, une rivière située sur le bassin-versant de la Lieue de Grève, ont été dévoilés. Avec 20 mg/l, le taux moyen sur l’année écoulée est encore loin des recommandations et pâtit des nombreuses marées d’algues vertes. Pourtant, depuis dix ans, beaucoup d’efforts ont été déployés et le taux s’en est retrouvé réduit de moitié.
Par Rayane POISSON
20 mg/l. Ce chiffre, c’est le taux moyen de la teneur en nitrates relevé sur une année dans le Yar, une rivière du bassin versant de la Lieue de Grève, une baie touchée par la prolifération des algues vertes. C’est un niveau qui reste assez élevé et qui montre que les différents plans concernant le traitement des algues vertes sont insuffisants,
détaille le militant écologiste Yves-Marie Le Lay.La faute repose principalement sur les épandages, pas suffisamment contrôlés…
Ce mardi 4 août 2026, à proximité de Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor), le président de l’association Sauvegarde du Trégor-Goëlo-Penthièvre déplore que le taux est encore loin des 10 mg/l nécessaires pour endiguer les marées d’algues vertes ».
Une teneur en nitrates qui peut s’avérer dangereuse pour l’écosystème comme en 2022 où, couplé à la chaleur et à un faible débit, plusieurs poissons avaient été retrouvés morts le long de la rivière.
Un taux qui diminue de moitié
En dix ans, nous sommes passés de 40 mg/l à 20 mg/l. C’est un gros progrès mais c’est encore insuffisant. Ce sera beaucoup plus compliqué d’atteindre le taux recommandé
, développe Yann Kergoat, à la tête du bassin-versant de la Lieue de Grève. Celui qui est aussi à la tête de la mairie de Ploumilliau confirme que même si les épandages en sont la cause principale, les algues épandues restent infimes en nitrates ».
Limitation, aménagement de parcelles, renforcement des contrôles, filtration… Les moyens déployés pour réduire cette teneur sont nombreux et le bassin-versant reste très bien surveillé ».
L’édile rappelle au passage que cette année est plutôt positive concernant le traitement des marées vertes : Nous avons repéré de nouvelles espèces d’algues qui s’échouent et qui dégagent moins d’hydrogène sulfuré. Il y a aussi moins d’échouages sur le secteur. Pour l’instant, nous avons ramassé 6 000 m³ d’algues contre 20 000 m³ l’an dernier.
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