
Les délégués CGT Arsenal de Lorient ont réélu, ce vendredi 3 juillet 2026, Bruno Le Nézet au poste de secrétaire général.
Bruno Le Nézet a été réélu, ce vendredi 3 juillet 2026, à la tête du syndicat CGT Arsenal de Lorient lors du 32e congrès de celui-ci qui s’est tenu à Quai Ouest, à Lanester. Le secrétaire général est assisté de deux secrétaires généraux adjoints : Karine Tibulle pour la partie ministère des Armées (Minarm) et Éric Barthez pour Naval Group. Le secrétaire général réélu fait des élections de fin d’année une priorité. Elles se tiendront en octobre pour Naval Group et en décembre pour la branche Minarm. Aujourd’hui, la CGT Arsenal compte plus de 700 adhérents. Ce congrès a été l’occasion aussi de réaffirmer le soutien à la Fonderie de Bretagne. Des délégués étaient d’ailleurs présents ce vendredi matin devant le tribunal de commerce de Lorient. « On dénonce l’attitude d’Europlasma et demande la nationalisation de la Fonderie », fait savoir Bruno Le Nézet.
On a du boulot jusqu’à 2032.
Priorité à la Marine nationale
Lors de ce congrès, le débat a porté « sur les ventes d’armes », fait savoir Bruno Le Nézet. Il précise que le syndicat « défend un monde de paix » et qu’il reste attentif à qui ces armes sont vendues. La CGT Arsenal demande « que les ventes d’armes soient contrôlées par l’État » et revendique « un pôle public de défense ». Du côté de Naval Group, la décision de la Suède de faire construire par le chantier naval lorientais quatre frégates de défense et d’intervention (FDI) est une bonne nouvelle. Notamment pour le plan de charge, note Bruno Le Nézet. « On a du boulot jusqu’à 2032 ». Il rappelle toutefois que « la priorité reste la Marine nationale ». Précisant ainsi que « la France a besoin de trois navires de premier rang supplémentaires ». Il s’agit des trois FDI inscrites dans l’actualisation de la Loi de programmation militaire. Cela porterait à huit le nombre de frégates construites pour la Marine française.
Amiante : pas de réponse de la ministre
Les revendications pour les personnels civils du ministère de l’Armée (Base de Lann-Bihoué à Ploemeur et base des fusiliers marins à Lanester) portent principalement sur les questions d’amiante. Le 2 juin dernier, le syndicat avait interpellé, via une motion remise au commandant de la base, la ministre des Armées sur cette question. « Nous n’avons reçu aucune réponse », déplore Bruno Le Nezet. Le syndicat réclame la reconnaissance de tous les personnels exposés sans durée.
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