
Jeudi 6 août, jour commémoratif de la tragédie d’Hiroshima, les militants du Collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires graviront le mont du Ménez Hom, à Plomodiern, afin de faire résonner leur appel à la paix.
L’an dernier, ils étaient une centaine à gravir le Ménez Hom, à Plomodiern, pour commémorer les 80 ans du bombardement d’Hiroshima. Ce jeudi 6 août 2026, le Collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires (CIAN) compte bien investir de nouveau le sommet pour faire entendre son message. « Nous sommes un mouvement pacifiste qui regroupe une quinzaine d’associations et organisations syndicales et politiques », précise Roland de Penanros, représentant de l’Université Européenne de la paix. « La dissuasion est une aberration et nous prenons la défense des personnes et de notre patrimoine. On considère que cela représente un danger. C’est scandaleux les budgets qui passent dans l’armement, alors que l’on manque de tout ! », s’insurge-t-il.
Un jeûne de quatre jours
Le rendez-vous est donné à 10 h au Faou, où une chaîne humaine se formera au niveau du rond-point pour distribuer des tracts. « Nous pique-niquerons ensuite dans l’enclos de Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, avant d’entamer l’ascension du mont, à 14 h, en empruntant la route, une précaution nécessaire face aux risques d’incendie », détaille Noëlle Peoc’h, militante au Mouvement pour la paix. Une autre membre, Christelle Anvrain, propose d’observer un jeûne, du jeudi 6 au dimanche 9 août, en commémoration des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. Cette initiative itinérante fera étape dans plusieurs lieux de la presqu’île : le 7 sur le marché de Crozon, le 8 sur celui de Lanvéoc, puis le 9 sur la plage de Morgat, où deux comédiennes amatrices proposeront une lecture de textes. « En Finistère, à l’Île longue, nous avons quatre sous-marins nucléaires et entre la surveillance des drones sur la zone et l’IA, le site est de plus en plus sensible. On est face à une non-maîtrise », estime la membre du collectif.
Au-delà de ce rassemblement mémoriel, le collectif mène des actions tout au long de l’année. « Notre objectif est notamment de convaincre les municipalités d’adhérer au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, comme l’ont déjà fait de grandes villes françaises », explique Rolland. Le CIAN organise également des projections de films, la prochaine se tiendra à Lanvéoc, le jeudi 24 septembre.
URL de cet article: https://lherminerouge.fr/wp-admin/post.php?post=105705&action=edit
Article suivant: « Ce n’est pas la première fois » : à Merlevenez, deux départs de feu ravagent 5 000 m2 de pinède (OF.fr-4/08/26)
Article précédent : Atteintes à la vie privée, surveillance… Les webcams touristiques qui filment plages et villes posent-elles problème ? (OF.fr-4/08/25)
