
Ils étaient quelque 900 manifestants, selon les syndicats, rassemblés devant la cathédrale Saint-Corentin, à Quimper (Finistère), mardi 29 septembre 2026. Répondant à un appel national pour la défense de la fonction publique, des salaires et des services publics, le cortège s’est élancé vers 11 h, remontant la rue de la Mairie avant de rejoindre le site de l’EPSM (l’établissement public de santé mentale) du Finistère Sud, anciennement Gourmelen.
Un point de ralliement voulu comme un symbole de l’épuisement du service public. Le départ annoncé du directeur de l’établissement fait notamment craindre aux personnels la mise en place d’une direction commune avec un autre établissement et une perte d’autonomie de l’EPSM.
« Des fonctionnaires en colère dans un système à bout de souffle »
Agents des finances publiques, personnels des écoles, enseignants, personnels hospitaliers… Les différents corps de la fonction publique se sont mélangés derrière une banderole dénonçant la casse des services publics
.
Nous sommes les représentants de fonctionnaires en colère dans un système à bout de souffle
, souffle Thierry, membre de la CFDT et enseignant dans un lycée.
Des conditions de travail dégradées sur fond de perte de pouvoir d’achat
Tous dénoncent des conditions de travail dégradées, un manque de moyens et un recul du pouvoir d’achat. L’inflation qui pèse sur le coût de la vie et, maintenant, le prix des carburants minent le pouvoir d’achat et prennent à la gorge les gens aux revenus modestes
, poursuit-il.
Au centre du rassemblement, une centaine de lycéens donnent de la voix, dans un contexte de mobilisations et de blocages de lycées dans plusieurs villes de France. Nous sommes là pour notre avenir, mais aussi en solidarité avec nos profs. On sent qu’ils perdent espoir
, résume un lycéen, acclamé lorsqu’il monte sur les épaules de l’un de ses amis pour haranguer ses camarades.
Les salariés du centre de formation des apprentis mobilisés
Ils ne font pas bande à part
, mais ont décidé de se rassembler devant les portes du centre de formation des apprentis, route de Cuzon. Nous nous inscrivons dans le mouvement, mais nous ne voulions pas que notre voix soit noyée dans les autres revendications
, explique Marina Perennec, représentante du personnel et référente pour le Finistère à la Chambre de métiers et de l’artisanat.
Il faut dire que la voix de ces salariés se fait rarement entendre. Je n’ai vu que quelques mobilisations en dix ans, et jamais de cette ampleur, avec tous les services mobilisés.
Ils sont 72 regroupés devant le bâtiment, soit plus de 50 % des salariés, selon elle.
La proposition de supprimer des jours de congé aux personnels administratifs du réseau a fini de mettre le feu aux poudres. Nous dénonçons la précarisation de la profession. On nous demande, par exemple, de travailler avec des personnels en contrats précaires, en CDD, qu’il faut former. Cette réorganisation permanente nuit à la qualité de l’accompagnement de nos apprentis et des entreprises.
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