
Ce dimanche 19 juillet 2026, une cérémonie en hommage aux Justes et aux victimes de crimes racistes s’est déroulée aux jardins de la Garenne, à Vannes (Morbihan). Une cérémonie émotionnellement intense vu le climat de violences en France ces derniers mois.
Par Isabelle JEGOUZO
La traditionnelle cérémonie à la mémoire des victimes de crimes racistes et antisémites de l’État français, et un hommage aux Justes de France, s’est déroulée ce dimanche 19 juillet 2026, dans les jardins du parc de la Garenne, à Vannes (Morbihan). Jean-Claude Guez, président de l’association culturelle juive de Lorient, a lu un message d’Élie Korchia, président du consistoire central israélite de France et du Grand-rabbin de France, Haïm Korsia. Le discours rappelle la rafle du Vel d’Hiv, les 16 et 17 juillet 1942 : Où plus de 13 000 juifs, dont 4 000 enfants furent arrêtés et déportés.
Leur seul crime : être nés juifs. La rafle du Vel d’Hiv demeure une blessure particulière parce qu’elle ne fut pas seulement l’œuvre de l’occupant nazi. Elle fut organisée avec la participation de l’État français de Vichy, de policiers français. Cette vérité est douloureuse
, rapporte Jean-Claude Guez.
Des sous-citoyens
Le souvenir de la rafle du Vel d’Hiv nous parle aujourd’hui car l’antisémitisme n’appartient pas au livre d’histoire. Depuis le 7 octobre 2023, jour où la barbarie terroriste a frappé Israël avec une violence inouïe, nous avons vu surgir des paroles et des actes que nous pensions appartenir au passé. Lorsque les juifs sont menacés, c’est toujours la liberté de tous qui est fragilisé.
Dans l’assistance à Vannes, des citoyens juifs regrettent, ce dimanche 19 juillet 2026, l’absence du maire de Vannes, David Robo et du préfet, Michaël Galy, remplacés par l’adjointe Monique Jan et Ronan Le Page, directeur de cabinet du préfet. Nous n’avons rien contre eux. Les beaux discours, c’est bien joli, mais il faut des actions. Vu le climat d’antisémitisme en France actuellement, y compris à Vannes où nous le subissons tous les jours et où nos enfants le subissent, nous aurions aimé leur présence
, confie deux femmes. Nous nous sentons comme des sous-citoyens.
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