
Des crêpes bretonnes au Vietnam ! Le Gourinois Raphaël Le May a réussi le pari d’importer la culture bretonne à Hanoï en y ouvrant sa première crêperie il y a treize ans. De la formation de maître crêpier aux soirées animées au bout du monde, retour sur la belle aventure de ce restaurateur globe-trotteur.
Tous les ans, Raphaël Le May vient se ressourcer en Centre Bretagne avant de rentrer chez lui, à Hanoï, au Vietnam, où il a créé son activité dans la restauration il y a déjà treize ans.
C’est en 2010 que ce Gourinois a découvert le Vietnam, en compagnie d’un copain, Hugo Marangoni, dont les parents tenaient une boulangerie à Gourin. « C’était à l’occasion d’un trip à moto dans les montagnes du nord du Vietnam », se souvient Raphaël Le May. Quelques mois après le retour en Bretagne, les deux compères ont lancé l’idée, autour d’un verre, au Jo’Bar, à Gourin : « Après des semaines à manger du riz, du poulet bouilli ou encore des abats, lors de notre virée dans les montagnes vietnamiennes, nous avions cherché à manger autre chose, à Hanoï. On avait remarqué quelques bistrots français et des pizzerias, mais pas de crêperie. « Pourquoi on ne tenterait pas ? », s’était-on dit ».
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À la découverte du métier de crêpier
« En plus de tout ce qu’on faisait déjà, on a appris à faire des pizzas ». Les jeunes Gourinois ont fait leur trou dans la capitale vietnamienne. « On a 28 employés. On y organise des mariages, de grosses fêtes et, parfois, des concerts. On a accueilli par exemple le rappeur Oxmo Puccino, ou encore le groupe Sniper. Et même un groupe de musique celtique avec des Écossais, Irlandais et Bretons ! ».
Dimanche 26 juillet, Raphaël Le May et sa compagne Quynh-Anh ont quitté Gourin pour rentrer à Hanoï. « Je reviendrai l’été prochain. Au tour d’Hugo maintenant de rentrer un peu en Bretagne ! ».
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