
À partir de la mi-septembre, la Ville de Lanester (Morbihan) lance trois opérations de végétalisation dans différents quartiers. L’objectif est de retirer une partie du bitume, favoriser l’infiltration des eaux de pluie et créer de nouveaux îlots de fraîcheur, tout en préservant les arbres existants.
À Lanester (Morbihan), la végétalisation des espaces publics se poursuit. Dans la continuité des actions engagées depuis plusieurs années, la Ville va conduire trois nouveaux chantiers au cours de l’automne 2026, à compter de la mi-septembre. Les secteurs concernés sont la placette de la rue Jean-Bart, l’îlot central de la rue Adolphe-Beaufrère et l’entrée de la place Nervido, au niveau de la rue Ambroise-Croizat. L’opération représente un investissement d’environ 40 000 €, comprenant les travaux de terrassement, de déminéralisation et les plantations,
précise le premier adjoint, Philippe Jestin.
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Laisser entrer l’eau
Le principe est simple, enlever une partie des surfaces imperméabilisées pour permettre à l’eau de pluie de pénétrer directement dans les sols. Une réponse concrète aux épisodes de fortes précipitations, mais aussi aux périodes de chaleur de plus en plus marquées. En désimperméabilisant certaines placettes ou certains îlots de voirie, l’eau peut ainsi être davantage infiltrée sur place plutôt que de ruisseler sur des surfaces entièrement minérales. La végétalisation permet également de réduire le rayonnement et l’accumulation de chaleur liés au bitume. Les espaces concernés doivent ainsi progressivement devenir de véritables îlots de fraîcheur, tout en offrant de nouvelles possibilités d’accueil pour la biodiversité »,
précise Fabien Vittel, responsable du service environnement.
Préserver les arbres existants
L’un des enjeux de ces travaux est aussi de sauvegarder le patrimoine arboré déjà présent. Dans plusieurs quartiers résidentiels, des arbres ont été plantés au milieu de placettes ou d’espaces de stationnement, parfois entourés de surfaces fortement minéralisées. Libérer les sols à leur pied doit permettre d’améliorer leurs conditions de vie, notamment en favorisant l’infiltration de l’eau,
ajoute le responsable.Une nécessité pour des arbres qui peuvent se retrouver en difficulté lors des épisodes de sécheresse ou, à l’inverse, lors de fortes pluies.
Cette démarche s’inscrit dans les engagements de la Charte de l’arbre adoptée par la Ville en 2025, qui vise notamment à mieux protéger et valoriser le patrimoine arboré communal.
Un îlot central rue Beaufrère
À proximité immédiate de l’école élémentaire Pablo-Picasso, l’îlot central de la rue Adolphe-Beaufrère constitue l’un des exemples les plus significatifs de cette transformation. Aujourd’hui largement minéralisé, l’espace, qui compte deux arbres, devrait être déminéralisé tout en maintenant les accès nécessaires aux riverains. Le secteur dispose par ailleurs d’un dispositif permettant de récupérer les eaux de pluie qui descendent de part et d’autre de la rue. La réorganisation des surfaces doit donc contribuer à mieux valoriser cette ressource.
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Des plantations adaptées au changement climatique
La Ville entend également adapter ses choix végétaux aux nouvelles contraintes climatiques. Les plantations seront réalisées en régie communale à l’automne, après les travaux de terrassement effectués par une entreprise. Le choix se porte notamment sur des essences couvre-sol et arbustives peu gourmandes en eau, capables de supporter les conditions plus sèches que connaissent désormais les espaces urbains »,
observe Fabien Vittel. Le troisième chantier, à l’entrée de la place Nervido, rue Ambroise-Croizat, devra, pour sa part, concilier végétalisation et sécurisation de l’espace public.
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