
Petite révolution à Brest (Finistère), avec la création, portée par l’ancienne équipe municipale, d’une société publique locale exploitant la cuisine centrale. Elle sort 7 200 repas en période scolaire, mais pourrait monter en puissance rapidement.
Par Delphine VAN HAQUWAERT
Après plus de vingt ans ans de gestion par des sociétés privées, la cuisine centrale de Brest repasse dans le giron public.
La Ville de Brest (Finistère) et la Métropole ont créé en 2025 une société publique locale (SPL), les Cantines du Ponant, visant à reprendre la main sur la production de repas pour les écoles publiques et centres de loisirs municipaux et associatifs.
80 % de produits bio
Chaque jour en période scolaire, ce sont 7 200 repas qui sortent de la cuisine, mais cela pourrait monter à 12 000, si d’autres communes souhaitaient également devenir actionnaires de cette SPL, condition obligatoire.
Le maire de Brest, Stéphane Roudaut, ne ferme pas non plus la porte à une ouverture aux établissements privés, qui souhaiteraient faire bénéficier des repas – bio à 80 % – à leurs élèves.
Un modèle peu répandu en France
Ce modèle est rare en France, puisque « seules quatorzeSPL existent pour les cantines », observe encore Stéphane Roudaut, évoquant « des collectivités qui pour rien au monde ne reviendraient en arrière ».
Parmi les avantages mis en avant, une plus grande souplesse dans l’élaboration des menus comme dans la relation avec les fournisseurs, mais aussi la possibilité d’utiliser la cuisine centrale comme outil au service du programme alimentaire de territoire.
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