
Mercredi 7 octobre 2026, plus de 300 élèves ont bloqué l’entrée du lycée public Auguste-Brizeux, dans le calme, à Quimper (Finistère). Thomas, en classe de terminale, est au premier rang de la contestation.
Par Pierre FONTANIER
« Je suis Thomas, élève en classe de terminale au lycée public Auguste-Brizeux à Quimper (Finistère). Ce mercredi 7 octobre, depuis 6 h 30, on est en blocus pour porter nos revendications. »
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« Ce sont les mêmes que partout en France : nous voulons plus de moyens pour l’Éducation nationale, davantage de professeurs mais aussi l’abolition de Parcoursup qui, selon nous, engendre un système de tri social parmi les élèves. Nous, on demande juste des places pour tout le monde dans les études supérieures.
On est là pour porter aussi notre solidarité, notre soutien à tous les lycées de France qui sont peut-être plus en difficulté que nous pour certains. Nous sommes aussi mobilisés pour montrer que les violences policières au niveau national ne vont pas nous arrêter et qu’on continuera quoi qu’il advienne. Et le mot d’ordre national, c’est un appel à rassemblement ce jeudi 8 octobre. »
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« Garder une dynamique »
« Malgré la proposition de « temps démocratiques » dans les lycées par le gouvernement, nous avons quand même décidé de continuer l’action dès aujourd’hui pour ne pas que le lycée soit fermé. Le but est que l’on fasse blocus pour garder une dynamique et ne pas se faire couper l’herbe sous le pied. En réalité, on considère que ce « temps démocratique » n’en est pas un parce qu’il vise simplement à apaiser les tensions. »
« Donc nous, on veut maintenir la pression pour obliger le gouvernement à finalement accepter nos demandes parce qu’on voit mal comment un temps d’une heure dans chaque lycée pourrait être organisé avec tous les élèves et comment cela permettrait d’échanger sur tous les problèmes. Même mardi, on a été reçu avec une délégation de lycéens à la mairie par la maire Isabelle Assih : on a eu deux heures de discussions et ça n’a même pas suffi à aborder tous les sujets. Donc une heure par lycée comme prévu, ce n’est juste pas faisable.
Normalement, on devrait avoir une prochaine réunion organisée avec la Ville à ce sujet dans les semaines à venir mais je n’ai pas encore de date précise. L’objectif sera de discuter plus en profondeur des sujets qui nous intéressent et d’avoir un représentant de la police nationale. Parce qu’il y a eu des tensions et on n’est pas d’accord sur la manière de les appréhender donc on voudrait se mettre d’accord. »
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