
À Lorient (Morbihan), du 21 au 23 août 2026, Kreiz an Noz, le premier festival queer et féministe des cultures bretonnes prend place à la guinguette A-Dreuz. Complètement gratuit, l’événement propose : fest-noz, projection-débat, ateliers de langue bretonne, tatouages…
Par Axelle LORANS
J’ai vraiment envie de voir le mélange de générations. Avoir des personnes plus vieilles qui viennent pour l’aspect traditionnel breton et des jeunes pour l’aspect engagé
, espère avec le sourire Salomé Hacques, l’organisatrice de Kreiz an Noz.
Du 21 août au 23 août 2026, la première édition du festival, gratuit, prend place à la guinguette A-Dreuz, rue des Fours à Chaux à Lorient (Morbihan). Pour son organisatrice, il s’agit du premier festival dédié à la visibilité des artistes femmes, queers et minorités de genre au sein des cultures bretonnes et celtiques ».
Ça rentre vraiment dans nos valeurs de soutenir ce genre de projet, affirme Camille Bourgouin, à la tête de la guinguette avec sa coéquipière Lola Mao. O
n diffuse beaucoup de traditionnel mais avec un lead féminin sur scène.
» Âgée de 28 ans, Salomé Hacques, s’est lancée dans l’organisation de Kreiz an Noz, dans le cadre d’un projet de fin d’études en production de spectacle vivant. Ça me tenait à cœur de le faire ici car j’ai passé tous mes étés d’enfance vers Plouhinec et dans le Morbihan il n’y a jamais eu d’événements comme ça.
Fest-noz, projection, tatouage…
Pour le lancement, c’est soirée projection-débat. En plein air, sur écran géant, sera diffusé le documentaire : « Et en plus ils dansent », réalisé par Kenan an Habask et Thierry Salvert. La soirée se poursuit autour d’un bœuf musical traditionnel. Le week-end est ensuite ponctué d’événements diversifiés et transgénérationnels. Au programme : exposition du collectif Vacarmes, fresque participative, atelier de langue bretonne, tatouage, concours de far breton animé par une drag queen, fest-noz porté par le groupe 100 % féminin Enneade…
Avec la volonté de transmettre au mieux la culture bretonne, un atelier de danse traditionnelle bretonne est aussi proposé en amont du festival le mercredi 19 août 2026. C’est un temps de médiation organisé à destination des structures médico-sociales et des publics jeunesse du territoire lorientais
, explique Salomé Hacques.
« Dans les cercles celtiques, quand j’évoquais le féminisme, les gens se crispaient »
Ça me tient à cœur de mélanger les publics. Il y a des gens qui vont venir et qui ne connaissent pas le mot queer
, insiste la fondatrice de Kreiz an Noz. Son objectif ? Faire de cet événement un espace de transmission et de rencontre. J’ai envie que ça se passe en douceur. Dans les cercles celtiques, quand j’évoquais le féminisme, les gens se crispaient. J’ai envie de déconstruire cette image de violence qui peut être associée à la jeunesse engagée.
Camille Bourgouin, rejoint les idées de Salomé Hacques et se montre optimiste : On a déjà un public très large en termes de générations à la guinguette, avant d’ajouter, il y a aussi un véritable enjeu pour rendre la transmission de la culture bretonne accessible.
La première édition n’a pas encore commencé, que la fondatrice de Kreiz an Noz, reçoit des messages de la part d’artistes ou de festivaliers lui disant : Je ne pourrai pas venir cette année mais je serai là l’année prochaine.
Programmation complète et lien pour billetterie de soutien à retrouver sur Instagram : kreizannoz
URL de cet article: https://lherminerouge.fr/wp-admin/post.php?post=105790&action=edit
Article suivant:En Bretagne, le niveau des nappes souterraines est-il critique ? (OF.fr-5/08/26)
Article précédent:«Désarmer Bolloré» : la lutte contre le milliardaire se déplace en face de son île privée (reporterre.net-5/08/26)
