
Les étudiants brestois devront dépenser en moyenne 2 860,70 € pour leur rentrée 2026, une hausse de 2,16 % par rapport à l’année passée, indique une étude menée par la fédération des associations indépendantes de Bretagne.
Par Angelina THIEBLEMONT
Le verdict est tombé aujourd’hui. En moyenne, un ou une étudiante non boursière de 19 ans emménageant à Brest (Finistère), et entamant une première année de licence à l’université, dépensera 2 860,70 € pour la rentrée 2026. Chaque année, ce calcul est établi par la fédération des associations indépendantes de Bretagne (la Fédé B), et la Fédération des associations générales étudiantes (la Fage).
Brest, troisième ville la plus chère de Bretagne occidentale
L’étude, réalisée à l’échelle de la Bretagne occidentale, place Brest en tant que troisième ville la plus chère du territoire. Vannes et Lorient la devancent, tandis qu’à Quimper, Morlaix et Pontivy, les étudiants s’en sortent pour un peu moins cher. Avec ce coût de rentrée moyen de 2 860,70 €, Brest se classe un petit peu en dessous de la moyenne globale qui est de 2 923,81 €. À Vannes, le coût monte même à 3 105,25 €.
Il comptabilise les frais de vie courante : loyers, alimentation, loisirs, transports, téléphonie, vêtements, produits d’hygiènes… Et les frais spécifiques à la rentrée universitaire : frais d’inscription, frais d’agence, souscription à une assurance logement, une complémentaire santé, cotisation à la Contribution de Vie et de Campus (CVEC), achat de matériel pédagogique…
« Il y a une pénurie de petits logements »
Depuis l’an dernier, le coût de la rentrée à Brest a encore augmenté de 2,16 %. Ce sont les frais de vie courante qui augmentent
, détaille Ewenn Minne, vice-président chargé des affaires sociales de la Fédé B. Il explique cette augmentation rapide par une pénurie de petits logements
dans la cité du Ponant, les studios, les T1… Ce sont les plus prisés par les étudiants
. Les loyers augmentent, et demeurent la plus grosse dépense des étudiants. « Contrairement aux loisirs, c’est une dépense incompressible, sur laquelle on ne peut pas rogner. »
Le manque de logements du Crous est aussi évoqué : à Brest, on a 1 logement Crous pour 22 étudiants, alors que la moyenne nationale est de 1 logement Crous pour 17 étudiants. Par rapport au nombre de personnes qui pourraient en bénéficier et en demandent, on manque de logements.
La Fédé B salue la mise en place du repas à 1 €, une victoire étudiante
, mais s’inquiète de la bonne application de cette mesure. On a des restaurants universitaires qui sont en péril à Brest
, évoque Ewenn Minne. C’était déjà compliqué de pouvoir manger dans les temps le midi. Là, on a vraiment peur que les étudiants ne puissent pas tous bénéficier du repas à un euro.
À Brest, la Fédé B a mis en place une épicerie sociale et solidaire. C’est la seule Agorae de Bretagne, bien qu’il en existe une quarantaine en France. Dans les épiceries, les prix des denrées reviennent à seulement 10 % du prix dans les commerces classiques. On a un seuil de 350 bénéficiaires maximum chaque année, et au mois d’octobre la jauge est déjà atteinte
, regrette Ewenn Minne.
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