
La plainte de la députée Marie Mesmeur après sa détention en Israël à l’automne 2025 a été intégrée ce mardi à l’enquête préliminaire du Parquet national antiterroriste. L’élue bretonne, qui avait dénoncé avoir subi des violences, se tient à disposition de la justice.
La plainte déposée par la députée bretonne Marie Mesmeur contre le gouvernement israélien a été officiellement intégrée à l’enquête ouverte par le Parquet national antiterroriste (PNAT) indique ce mardi 21 juillet l’élue LFI dans un communiqué. Cette procédure, menée pour des soupçons de tortures et de crimes de guerre, vise le traitement réservé par les autorités israéliennes aux participants de plusieurs flottilles humanitaires vers Gaza.
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Le PNAT a confirmé à l’AFP l’ouverture, le 1er juillet, d’une enquête préliminaire « pour des faits » de tortures au sens de la convention de New York, à la suite des plaintes de plusieurs participants à la flottille pour Gaza d’octobre 2025. Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH).
Elle dénonçait des violences
Marie Mesmeur avait elle-même participé à cette mission maritime avec 470 militants de toutes nationalités. Partis de Barcelone puis de Tunis, ils avaient été arraisonnés au large de l’Égypte et de la bande de Gaza, le 1er octobre, de façon illégale selon les organisateurs et selon Amnesty international.
À son retour en France, l’élue avait déposé plainte pour dénoncer les conditions de sa détention par les autorités israéliennes. Elle avait notamment confié au Télégramme avoir subi « des humiliations », mais aussi « des violences physiques et psychologiques » durant les cinq jours qu’elle a passés dans la prison du désert du Néguev. « Au port d’Ashdod, où on nous a débarqués, j’ai été balancée au sol, puis on est restés comme ça des heures, mains dans le dos », avait-elle également affirmé.
Les examens réalisés par l’Unité médico-judiciaire avaient établi une incapacité totale de travail de dix jours. De son côté, la Fédération internationale pour les droits humains avait dénoncé les violences physiques, le harcèlement verbal ainsi que les privations d’eau, de nourriture, de sommeil et de médicaments subis par les participants à la flottille lors de leur détention.
Dans un communiqué transmis aux médias ce mardi 21 juillet, Marie Mesmeur indique se tenir pleinement à la disposition du parquet et « espère que la justice française pourra faire toute la lumière sur ces faits et agir fermement en conséquence. »
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